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Bureau national du 16 mars 2024

Publié le

Compte rendu établi par Valérie Bonnet

Participants :

Présents : Blaise Bachofen, Valérie Bonnet, Karine Cardinal, Emmanuelle Carlin, Michel Delattre, Pierre-Luc Desjardins, Nicolas Franck, Marie Perret, Vincent Renault

En visioconférence : Didier Brégeon, Romain Couderc, Jean-Louis Lanher, Alexandre Lepezel, Raïssa Maillard, Sandra Mévrel, Bertrand Nouailles, Marc Pavlopoulos

Excusés : Didier Guilliomet, Pierre Hayat, Audrey Pomarès

Compte-rendu de l’audience auprès de la Dgesco sur les nouveaux programmes d’EMC

Marie Perret fait le point sur cette réunion très brève (une heure) à laquelle participaient quatre associations seulement (Appep, APDEN, Apses et APHG). Les organisations syndicales avaient été consultées juste avant. Bien qu’ayant parlé en dernier, nous avons eu le temps d’exposer tout ce que nous avions à dire. Nos interlocuteurs de la Dgesco nous ont prêté une oreille attentive et ont pris bonne note de ce que nous avons dit. Il est fort regrettable toutefois que les associations aient été privées du temps d’échanges initialement prévu. Marie Perret informe le Bureau qu’elle a adressé au CSP, dès le lendemain de cette réunion, une note détaillant les suggestions de l’Appep pour étoffer la quatrième colonne et ancrer ainsi davantage le programme d’EMC de terminale dans celui de philosophie du tronc commun. Reste à savoir ce que le CSP en fera.

Deux points positifs : 1/ L’Apses a fait sienne notre demande relative aux modalités d’évaluation. Elle souhaite elle aussi que l’EMC ne soit plus évalué par une note chiffrée. Il y a là un enjeu de taille : la perspective de corriger des copies en plus de celles de leurs classes de philosophie dissuade nos collègues de prendre en charge l’EMC. Si cet enseignement était évalué par une appréciation trimestrielle, ils seraient sans doute davantage motivés pour arracher ces heures, même si c’est souvent un rude combat. 2/ La Dgesco a bien souligné que l’ouverture de l’EMC aux autres disciplines devait se poursuivre au lycée.

L’Apses a abandonné notre demande commune d’une attribution prioritaire de l’EMC aux professeurs de SES en seconde, d’H-G en première et de philosophie en terminale au motif que cette attribution pourrait priver les professeurs de SES de la possibilité de prendre en charge l’EMC à d’autres niveaux que la seconde. Reste que ses représentantes ont convenu, lors de la réunion, que la place naturelle des professeurs de SES était en seconde, puisque cette discipline figure dans le tronc commun seulement à ce niveau.

Préparation de l’audience du 27 mars

Marie Perret rappelle que Cécile Laloux, qui a été maintenue dans ses fonctions de conseillère pédagogique de la ministre, nous avait reçus en audience en octobre dernier. Pour éviter d’être répétitif et de lasser notre interlocutrice, il faudra adopter une autre stratégie que celle consistant à dérouler et égrener les demandes que nous avons déjà faites. Il convient, en ce sens :

1/ de faire valoir notre désarroi : nous avons suivi tous ses conseils. Nous avons adressé à la mission « exigence des savoirs » une contribution substantielle dans laquelle nous avons explicité et justifié, de façon très détaillée, nos principales demandes (revaloriser le coefficient affecté à l’épreuve de philosophie, redéfinir l’épreuve d’HLP, simplifier son programme, réduire le nombre de notions figurant au programme de philosophie de la voie générale, garantir de dédoublement de la deuxième heure dans la voie technologique). Mais nous n’avons eu aucune réponse de la part de la mission. Rien ne bouge. Il en va de même de nos demandes relatives à l’EMC : nous nous sommes adressés au CSP, nous avons envoyé deux courriers et une note détaillant nos suggestions, nous avons participé à la réunion organisée par la Dgesco. Mais tout ce travail ne suffira pas à régler le problème auquel se heurtent nos collègues : ils n’obtiennent pas ces heures quand ils les demandent, car l’usage fait que, dans beaucoup d’établissements, elles sont mécaniquement confiées à leurs collègues d’Histoire-Géographie. Seul le ministère peut débloquer cet état de fait préjudiciable aux élèves.

2/ de formuler des demandes très concrètes et urgentes à partir de la synthèse de la précédente enquête :

  1. rappeler la nécessité de dispenser les professeurs de philosophie de la surveillance des épreuves ; demander que la note de service soit formulée de telle sorte que les chefs d’établissement n’affectent pas les collègues à la surveillance des couloirs, comme cela est arrivé en juin dernier ;
  2. demander que soient adressées aux DEC et au SIEC des consignes claires sur la répartition des copies et la décharge de correction pour nos collègues qui siégeront dans les jurys du grand oral ;
  3. demander que figurent, dans la circulaire de rentrée, des indications sur le dédoublement de la deuxième heure de philosophie dans la voie technologique, sur la répartition de l’EMC, sur le financement des heures de concertation entre le professeur de lettres et de philosophie en charge d’HLP.

3/ d’insister sur l’urgence qu’il y a à revaloriser le coefficient affecté à l’épreuve de philosophie. Une anomalie saute aux yeux de tous : les élèves et les parents ont compris qu’aucune dotation horaire n’était prévue pour la préparation du grand oral. Ils ne comprennent pas que cette épreuve soit plus fortement coefficientée que l’épreuve de philosophie.

4/ d’obtenir des informations sur la mise en œuvre de la réforme du CAPES et du CAPE, qui prévoit le passage du concours en fin de L3.

Raïssa Maillard indique que le décret sur les modalités de la réforme n’est pas encore arrivé dans les INSPÉ. Cette réforme est inquiétante : le concours ne pourra plus être aussi exigeant et l’année de L3 sera tronquée. Il faudrait que le concours ait lieu en fin de M1 pour alléger l’année de M2. Alexandre Lepezel s’étonne de cette passation d’un concours de catégorie A avant même que les étudiants n’aient obtenu leur licence. Le modèle, selon Raïssa Maillard, est celui des pays qui ont un cursus professionnalisant en 4 ou 5 ans. Marie Perret rappelle que le ministère envisageait de ressusciter les IPES, avec un financement des études dès la L1. Le scénario consistant à maintenir le concours du CAPES tout en le faisant passer en L3 n’avait pas été envisagé dans la note du CSP (Avis sur la formation initiale et le recrutement des professeurs des premier et second degrés, mars 2023). Une telle réforme fragiliserait les licences et masters disciplinaires.

Karine Cardinal fait un point rapide sur les nouveaux parcours PPPE (Parcours Préparatoires au Professorat des Écoles) qui ne sont pas prévus pour un passage du concours en L3. Les Parcours PPPE sont adossés à des licences de mentions diverses mais permettent de suivre un enseignement pluridisciplinaire au lycée (français, mathématiques, philosophie morale et politique, sciences et technologies, histoire-géographie, LVE anglais, arts, EPS), quelle que soit la licence choisie. En première année, les étudiants suivent 75 % des cours au lycée et 25 % à l’université. En deuxième année, c’est 50/50, et 25 % au lycée, 75 % à l’université en troisième année. L’intérêt de ce Parcours est de proposer une formation généraliste avec des stages. Les étudiants choisissent leur Master, MEEF ou autre, après avoir obtenu leur licence (même si la poursuite « naturelle » de ce parcours est le master MEEF mention premier degré).

La revue

La réédition du hors-série. Vincent Renault expose le projet d’introduire dans la revue une rubrique Entrer dans le métier plutôt que de renouveler le hors-série comme prévu au départ. Outre certaines simplifications logistiques, cela permettrait de rapprocher la revue d’une de ses vocations majeures en faisant que tous les lecteurs profitent des pratiques pédagogiques dont l’exposition reste particulièrement destinée aux collègues débutants. L’idée d’un hors-série n’est pas abandonnée : la possibilité restera de constituer un hors-série proprement dit en rassemblant le matériel constitué au fil des numéros, à côté de contenus de l’ancien hors-série. Sandra Mévrel, qui s’est déjà considérablement engagée dans ce travail, propose de rejoindre le secrétariat de la revue pour s’occuper particulièrement de cette rubrique.

Le travail de confection de la revue. Au nom de l’ensemble des secrétaires de la revue, Vincent Renault expose ensuite les quelques pistes d’évolution qui ont émergé de la réunion des secrétaires de la revue avec Marie Perret et Karine Cardinal le samedi 9 mars : 1/ que le Bureau soit davantage associé au travail de la revue, notamment en prenant part au choix des thèmes donnant lieu aux appels à contribution pour les numéros thématiques ; 2/ que le travail du comité de lecture soit mené de manière plus efficace, dans le souci à la fois de la rigueur des contenus et du maintien du flux d’articles nécessaire à la revue ; 3/ que le secrétariat de la revue, actuellement de six membres, soit enrichi de nouvelles recrues pour que le travail conséquent qu’il doit mener soit mieux partagé. Blaise Bachofen revient sur l’importance de ce dernier point, soulignant les progrès réalisés par la revue ces dernières années et le gain en notoriété dont elle peut se prévaloir. Vincent Renault énumère à cette fin les tâches qui incombent au secrétariat de la revue : prévoir dans leurs grandes lignes les 18-24 prochains mois de la revue ; élaborer des appels à contribution ; réceptionner les articles, les transmettre au comité de lecture, assurer le suivi de leur évaluation, communiquer aux auteurs et autrices les avis et demandes de modification, vérifier la correction de la mise aux normes éditoriales, rassembler tous les contenus (articles, éléments du bulletin de l’association, éditorial, entre autres) et les adresser au photocomposeur ; communiquer avec la trésorière pour diverses questions logistiques ; relire entièrement les épreuves envoyées par le photocomposeur, vérifier les modifications demandées ; prendre langue avec l’imprimeur, donner le bon à tirer. Ces tâches sont en principe partagées entre les différents membres du secrétariat de la revue. Concrètement, un secrétaire est chargé de la coordination du travail pour chaque numéro.

La numérisation de la revue et mise en ligne sur Persée : Nicolas Franck revient sur le travail du secrétariat de rédaction dont il souligne l’immense intérêt, notamment pour les échanges avec les auteurs. Il annonce avoir reçu la convention pour la numérisation et la mise en ligne de la collection complète de la revue sur Persée. C’est un processus long et complexe, qui arrive aujourd’hui au terme de sa première étape, notamment grâce à l’énergie et au dévouement d’Arnaud Lalanne, président de la régionale de Bordeaux. Cairn met en ligne les numéros publiés à partir de 2008. Il était initialement prévu que Cairn mette aussi en ligne les numéros des années 2005, 2006 et 2007. Persée va les numériser gratuitement. Nous avons donc deux possibilités : les publier sur Persée ou sur Cairn. Cairn offre un meilleur référencement dans les moteurs de recherche, mais il faut payer la numérisation (environ 1100 €). Persée est gratuit et offre un meilleur archivage, car il publie l’intégralité de la revue, y compris le bulletin de l’association, contrairement à Cairn. La décision de publier les numéros des années 2005 à 2008 sur Persée est votée à l’unanimité. Nicolas Franck propose aussi d’organiser un colloque sur la revue et, à travers elle, l’histoire de l’enseignement de la philosophie depuis l’après-guerre, à l’occasion de sa publication sur Persée d’ici 12 à 18 mois.

Le blog de l’Appep

Marie Perret rappelle que quatre billets ont été publiés. S’y ajoute une proposition de billet qui a été refusée, mais d’autres débouchés ont été suggérés à son auteur. Le blog a été lancé au mois de février, les adhérents de l’Appep semblent avoir pris conscience de son existence et des nouvelles opportunités de publication qu’il peut offrir. Il faut maintenant le faire connaître aux non-adhérents et, en particulier, aux collègues que nous connaissons chacun dans nos établissements et nos académies, en les incitant à y écrire.

Le comité de lecture doit être plus réactif. Le délai pour répondre aux auteurs ne doit pas excéder une semaine.

L’adresse à laquelle les billets sont adressés a été modifiée : l’adresse « présidence » a été remplacée par une adresse générique (BlogAppep@gmail.com). Chaque membre du comité de lecture peut s’y connecter et prendre connaissance des messages qui sont envoyés.

Le site de l’Appep

Marie Perret a adressé au Bureau, il y a une dizaine de jours, un message invitant à visiter le site pour voir ce qui a changé et faire des suggestions.

1/ Les petits pavés colorés correspondant aux principales catégories du site sont réapparus sur la page d’accueil (à droite de la partie « dossiers »). Ils figurent également dans la colonne de droite de toutes les pages du site. Ils apportent quelques agréables notes de couleur et offrent un outil pratique pour retrouver les articles. 

2/ Les quatre dossiers annoncés sur la page d’accueil se présentent désormais sous la forme de peintures aux couleurs vives. Cette présentation est moins austère que la précédente liste. 

3/ Le logo du bandeau a été changé : le précédent était un peu flou, celui-ci est plus net. 

4/ La partie horizontale sous le bandeau (qui annonce notamment le partenariat avec Cairn) a également été refaite : y figure désormais une image, à droite, invitant à cliquer sur la page « pourquoi adhérer à l’Appep ». L’image du dernier numéro de la revue y figurera systématiquement. 

5/ Figurent désormais, sur toutes les pages en haut à droite, une image appelant à adhérer à l’Appep. 

Blaise Bachofen suggère de revoir les couleurs, en changeant la couleur mauve des bandeaux de la page d’accueil (celui du haut, le bandeau « actualités », « dossiers », « publications »). La chose est possible même si elle est un peu plus technique que les changements déjà apportés (elle suppose de modifier le code de la feuille de style de l’accueil). Alexandre Lepezel propose d’alléger la page d’accueil avec un sommaire plus ramassé, centré sur quelques menus déroulants à l’exemple de ce que l’on trouve sur le site de l’Apses.

Projet d’enquête auprès des contractuels

Pierre-Luc Desjardins propose d’envoyer rapidement au Bureau une nouvelle version du questionnaire qui tiendra compte des différentes suggestions qui lui ont été faites. Marie Perret propose deux possibilités pour le diffuser : 1/ Envoyer le questionnaire sur Appepliste sous la forme d’un fichier Word que les collègues contractuels pourraient compléter et renvoyer à Pierre-Luc Desjardins et mettre un lien sur la page d’accueil qui renverrait à ce fichier (pour que les collègues qui visitent le site puissent en avoir connaissance). 2/ Prévoir dans la prochaine enquête un volet de questions adressées aux contractuels.

Karine Cardinal remarque que le rapport est envoyé à l’Inspection. Il serait donc intéressant que la synthèse du questionnaire adressé aux contractuels y figure. Nicolas Franck pense au contraire qu’il faut s’adresser spécifiquement à nos collègues contractuels. Son argument emporte l’adhésion. Le questionnaire sera diffusé au début des vacances de la zone C sur appepliste et sur la page Facebook Enseigner la philosophie. Un volet sera inséré dans l’enquête annuelle si nécessaire.

Vincent Renault suggère d’ajouter un volet pour les CPGE. Blaise Bachofen remarque qu’il serait intéressant de recueillir les avis des collègues du supérieur qui constatent les effets de la réforme du lycée sur les étudiants. Marie Perret propose d’organiser au mois de mai une réunion en visioconférence dévolue à la confection de la prochaine enquête. Le Bureau pourra ainsi prendre le temps de réfléchir plus posément aux questions qu’il souhaite adresser aux professeurs de philosophie.

État des adhésions et des inscrits sur Appepliste

Le nombre d’adhérents pour l’année 2023-2024 est sensiblement le même que celui de l’année précédente. On peut raisonnablement s’attendre à ce que les 14 adhésions qui manquent seront réglées avant la prochaine assemblée générale.

Questions diverses
  • Marie Perret rappelle que la deuxième rencontre autour d’un objet de recherche aura lieu mardi 19 mars à 19 h. Pierre Crétois présentera une communication sur Bien privé, bien public dans la philosophie de Rousseau. Elle incite vivement les membres du Bureau à y participer. Ce premier cycle s’achèvera en mai, avec la conférence de Frédéric Fauquier, le mercredi 22 mai à 19 h. Il faudra trouver des intervenants pour le deuxième cycle qui débutera en octobre. Pierre-Luc Desjardins se propose d’intervenir sur la croyance et Blaise Bachofen, sur la guerre.
  • Prix lycéen : Didier Brégeon annonce que, cette année, la rencontre avec les auteurs aura lieu seulement en visioconférence, le 4 avril à 14 h. Emmanuelle Carlin juge souhaitable que le rôle de l’Appep, qui organise le prix, y soit davantage mis en avant. Les propositions pour la sélection de l’an prochain sont en cours d’examen. Les résultats seront publiés le 1er juin. Vincent Renault propose que la nouvelle sélection soit annoncée plus tôt, en mai, pour que les collègues aient le temps de réfléchir à l’intégration des livres dans leurs cours, mais aussi de les faire acheter les livres avant la fin des cours.
  • Organisation de l’AG : Marie Perret rappelle sa date : samedi 1er juin.

La date limite pour l’envoi des professions de foi est le 18 avril. L’appel à candidatures sera lancé lundi 18 mars. Les professions de foi seront mises en ligne sur la partie réservée du site. Le vote électronique aura lieu via le logiciel Belenios et sera, comme d’habitude, organisé par Nicolas Franck.

La convocation doit être envoyée un mois avant l’AG, à savoir le 1er mai.

Marie Perret annonce qu’elle ne sera pas candidate à la présidence pour l’année 2024-2025. La lourdeur de cette fonction est malheureusement incompatible avec son service, son emploi du temps et les obligations familiales auxquelles elle devra faire face.

L’ordre du jour étant épuisé, la réunion se termine à 17 h 15.