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Compte rendu de la réunion du Bureau national du 24 mars 2018

 

Rédaction du compte rendu : Jean-Pierre CARLET

 

Présents : Valérie Bonnet, Didier Brégeon, Jean-Pierre Carlet, Alain Champseix, Stéphane Clerjaud, Henri Dilberman, Nicolas Forest, Nicolas Franck, Pierre Hayat, Jean-Louis Lanher, Bertrand Nouailles, Marie Perret, Simon Perrier, Audrey Pomarés, Agathe Richard, Gérard Schmitt, Pierre Windecker.

Excusés : Bernard Fischer, Alexandre Lepezel, Patricia Verdeau.

 

Des 5 points mis à l’ordre du jour de cette réunion du BN, le premier a occupé les deux tiers de nos échanges ! C’est en effet la réforme du baccalauréat et du lycée qui comporte le plus d’incertitudes, du fait que nous n’en sommes qu’à des projets et que ceux-ci, nombreux et souvent imprécis, émanent d’instances fort différentes : le Conseil supérieur des programmes, le cabinet ministériel, l’Inspection générale. Ne pouvant ignorer cette pluralité, pas plus que la diversité des positions face à cette esquisse de réforme (le groupe philosophie du Snes, l’association Acireph, les universitaires des départements et UFR de philosophie), l’Appep ne peut déterminer des réponses immédiatement évidentes, des contre-propositions efficaces et crédibles pour l’ensemble de la profession ; d’où les perplexités, d’où la durée. Deux principes, souvent répétés aujourd’hui en cette situation si complexe, ont cependant guidé fermement les méandres de notre discussion vers des solutions fructueuses : « rien n’est joué », « rien n’est garanti ».

 

  1. LA REFORME DU BACCALAURÉAT ET DU LYCÉE

Un bilan.En manière d’introduction, notre président, Nicolas Franck, propose un bilan d’étape de nos nombreuses actions concernant la réforme en cours et celui-ci a la forme d’une critique objective, voire d’une autocritique. Ainsi, les points que nous avions travaillés collégialement en amont de la réforme (programme de notions, exercices essentiels pour nous, horaires minimaux) n’ont finalement pas été mis en cause par les nouveaux projets officiels, tandis que nous perdons la série L sur laquelle nous n’avions pas réfléchi. La leçon est claire pour notre réflexion à venir : négliger c’est être voué à perdre, se mobiliser c’est avoir de fortes chances de gagner ! Plusieurs interventions viendront atténuer ce sentiment d’une négligence fautive : la suppression de la L était inimaginable au regard de la tradition républicaine de l’École en notre pays (Simon Perrier) ; le manque d’évaluation philosophique des changements survenus dans la conception de la philosophie, laquelle peu à peu ne pouvait plus se présenter comme discipline fondatrice (Jean-Louis Lanher) ; la L ne pouvait être défendue parce qu’aucune discipline du lycée n’était disposée à la soutenir et surtout parce que l’actuelle hiérarchie entre les séries est fort contestable (Nicolas Forest) ; nous étions nombreux à penser que la chance pour notre enseignement était du côté d’une augmentation de l’horaire de la S (Gérard Schmitt) ; nous n’avons jamais défendu les choses en l’état, mais seulement constaté qu’un vrai travail avec des élèves moyens était rendu possible par l’horaire de la L (Pierre Hayat).

Ainsi apaisée, notre réflexion va d’abord se concentrer sur l’innovation des spécialités puisque, d’une part, la nature notionnelle du programme constituant le « socle commun » ne semble pour le moment contestée par personne, puisque, d’autre part, c’est sans doute à ce niveau que peut se jouer la possibilité de maintenir pour la philosophie une place qui ne soit pas trop en retrait – la régression paraissant, selon les mots de Pierre Hayat, malheureusement établie par le projet de la suppression des séries, la L pour nous en particulier. Notre horizon de discussion est celui de la réponse à la suppression des séries et cinq points principaux permettent de rendre compte de nos multiples échanges : le contenu de la spécialité, la séparation disciplinaire et la bivalence, la réalité de la perte de la L, la recherche de propositions alternatives, la mobilisation des universitaires.

Sur le contenu.Nos propositions pour cet enseignement de spécialité ayant été rendues publiques à l’occasion de l’audience auprès du CSP, seulement trois remarques sont faites. Pierre Hayat souhaite que les deux années de spécialité, en renfort du socle commun, permettent de retrouver les pôles de notre enseignement : esthétique, société/morale/politique, anthropologie, épistémologie. Pierre Windecker note que la présence des sciences humaines en spécialité HLP serait pour nous une « pierre d’attente » pour les années ultérieures, en direction de spécialités où la philosophie est pour le moment absente. Enfin, une affirmation de Pierre Hayat, largement partagée et qui sera reprise par Valérie Bonnet dans la suite de la discussion en tant que gage de notre expertise pédagogique, précise que l’étude de plus d’une œuvre en classe de Première serait impraticable et certainement dissuasive pour le choix par les élèves de la spécialité.

Sur la séparation disciplinaire et la bivalence. Agathe Richard estime que tous les projets d’avenir tendent vers la bivalence. Mais, explique Gérard Schmitt rappelant un message de Jacques Nadal sur Appepliste, il faut distinguer : d’une part, une bivalence radicale, « à l’allemande » (celle que nous combattons, fermement comme il se doit !), qui repose sur une formation juxtaposée et réduite de disciplines objectivement distinctes avec un recrutement mixte (comme c’était le cas des collègues PEGC qui enseignaient autrefois en collège, souligne Pierre Windecker) ; d’autre part, une bivalence – que l’on pourrait dire d’ajustement – qui a toujours été pratiquée, y compris par les professeurs de philosophie, sous forme de complément de service (par exemple philosophie/langues anciennes, philosophie/lettres, etc.), mais qu’il y a cependant lieu de craindre. C’est selon cette 2eacception que Simon Perrier plaide pour une certaine souplesse favorisant l’attractivité, tout en mettant en garde contre ce qui pourrait être une « hybridation » des disciplines. C’est aussi dans l’esprit de cette distinction que plusieurs d’entre nous (Gérard Schmitt, Simon Perrier, Marie Perret) évoquent la présence de l’enseignement philosophique en classes préparatoires scientifiques, son intérêt, mais aussi sa fragilité… Marie Perret attire notre attention sur le fait que seules les disciplines « littéraires » sont sous la menace d’une indistinction dans les spécialités, mais il est hautement vraisemblable que la raison en soit mécanique : Nicolas Forest souligne ainsi que, à la différence des littéraires, les disciplines scientifiques ne font pas partie du « socle commun ». Selon Marie Perret, il reste alors à définir la bonne stratégie pour préserver l’indépendance des programmes et des évaluations que la présidente du CSP, Mme Ayada, a contestée pour la classe de Première.

Sur la réalité de la perte de la L.Il semble bien qu’il faille répondre par la négative aux espoirs conjoints d’Agathe Richard (la survie de la L) et de Stéphane Clerjaud (une équivalence de la L). Cela, malgré plusieurs voix (celle de Bertrand Nouailles, celle de Nicolas Forest) qui tentent de faire valoir que la spécialité HLP pourrait attirer un nombre important d’élèves motivés par une « allergie » aux mathématiques ou/et aux sciences. Mais, rappelle Nicolas Franck, actuellement les élèves choisissent la L pour les langues et non pour la philosophie, ce n’est que dans l’après-coup que leur intérêt peut devenir fort ; l’innovation des « spécialités » constitue donc inéluctablement une déperdition d’effectifs « littéraires ». On aurait bien tort d’édulcorer cette perte dans la mesure où, comme l’analyse Pierre Hayat, celle-ci est en même temps qualitative. Fidèles à la logique de la réforme, les disciplines ne manqueront pas de faire du marketing en faveur de telle ou telle spécialité (la générosité excessive de la notation étant le moyen de « réclame » le plus visible, mais pas le moins attractif !) ; en ce jeu il est évident que les professeurs de philosophie ne sortiraient pas gagnants. De plus et surtout, l’actuelle terminale littéraire permet aux mêmes élèves dans une même classe une progression véritable que nous mesurons chaque année, même pour des élèves jugés initialement très moyens. Or, la spécialité telle qu’elle est actuellement proposée devrait réunir les élèves du tronc commun, découvreurs, avec des élèves ayant bénéficié d’un enseignement préalable comme avec des élèves continuant leur spécialisation : plus aucune homogénéité, plus aucune progressivité ! En empêchant la constitution de groupes classe, comme l’explicite Marie Perret, ce sont les conditions d’un travail pédagogique que détruit la logique des spécialités. En somme, soutient Pierre Hayat, c’est le caractère structurant du lycée qui est mis à mal en cette disparition de la L et l’on ne saurait passer cette perte sous silence. Mais si le deuil de la L doit impérativement être publiquement fait, ce n’est pas seulement par nostalgie, c’est aussi pour s’obliger à chercher des contre-propositions susceptibles de compenser un peu la perte.

Sur des propositions alternatives.Le calendrier ministériel, qui arrête les décisions pour la classe de Première au mois d’octobre 2018, nous contraint à formuler des propositions avant les vacances scolaires, il y a moins d’urgence pour ce qui touche à la classe terminale.

Bien sûr, affirme Jean-Louis Lanher, pour organiser l’enseignement il serait plus raisonnable de revenir aux séries. Mais la réforme Blanquer est précisément conçue contre les séries au nom de la promotion du choix des élèves ! Où l’on voit que la Réforme a des raisons que la raison pédagogique ignore…

Le vœu, soutenu par Nicolas Forest, d’une définition nationale de parcours types – combinaison de spécialités grâce à laquelle la philosophie trouverait une place singulière (Humanités + Langues ; + Histoire ; + SES ; + Arts…) – tout en laissant ouverte la possibilité de parcours originaux à l’échelle locale, ne semble pas réaliste pour la même raison ; les appariements entre spécialités ne nous seraient probablement pas favorables : nous serions exclus de la plupart des couples proposés, sauf peut-être avec les arts, répond Nicolas Franck.

À Marie Perret qui défend la demande de groupements de classe en fonction des spécialités, notre président répond que l’Appep soutient cette demande, mais qu’elle a fort peu de chances d’être entendue.

Il en va de même pour la demande, formulée par Stéphane Clerjaud, que toutes les spécialités soientprésentes dans chaque lycée, autonomie des établissements oblige…

C’est donc sur une dernière proposition que l’ensemble du BN va réfléchir : demander 3 spécialités en Première et trois spécialités en terminale au lieu des 2 prévues actuellement, suggère Nicolas Franck aussitôt soutenu par Pierre Hayat, permettrait d’éviter la perte d’élèves en terminale et en même temps assurerait une continuité et une consistance pour l’enseignement – ce qui pourrait être intéressant pour toutes les disciplines. En effet, le maintien en Terminale de la troisième spécialité de Première serait un élément structurant pour le parcours des élèves contre le libre-service incertain et déroutant du dispositif présenté par le Ministère. Pour les élèves scientifiques, le bénéfice d’une culture générale donné par HLP se maintiendrait en Terminale, ce qui n’est pas négligeable pour l’entrée dans n’importe quelle voie du supérieur. Par là, on se rapproche de l’option plus raisonnable dont parlait Jean-Louis Lanher. De même, remarque Valérie Bonnet, cette option empêche la spécialisation imposée par le rétrécissement de la Terminale à deux spécialités, excessive à ce moment de la scolarité. De même encore, remarque Alain Champseix, un cadrage national devient crédible avec une telle proposition. Mais il y a un prix à payer pour ce gain didactique et disciplinaire : sous la contrainte du volume horaire global de 28 heures hebdomadaires + 3 heures facultatives d’enseignements optionnels, le maintien d’une troisième spécialité impliquerait la perte en terminale de 2 heures par spécialité, donc 1 heure pour la philosophie (les heures composant la troisième spécialité étant inévitablement prises sur les 12 heures actuellement proposées pour les deux spécialités prévues en classe terminale).

La diminution de l’horaire soulève immédiatement des objections, même si Nicolas Franck fait remarquer que la perte apparente est compensée par une augmentation significative du nombre d’élèves. D’abord, l’objection de la cohérence des demandes de l’Appep : Marie Perret se demande comment concilier nos demandes, d’un côté celle d’un horaire nécessaire à un véritable enseignement, de l’autre côté celle d’une diminution horaire apparente imposée par une troisième spécialité en terminale. Ensuite, Nicolas Forest juge totalement irréaliste un ralliement des autres disciplines à cette option « affaiblissante » quantitativement, surtout pour les disciplines absentes du tronc commun ; d’autant que, comme le souligne Pierre Windecker, la relève intéressante des séries d’aujourd’hui permise par cette option ne peut valoir pour les scientifiques dont la spécialisation requiert la disparition de l’une des 4 disciplines présentes en classe de Première. On peut toutefois rétorquer, comme le fait Alain Champseix, que le cadre général horaire des classes de Première et terminale contient le gaspillage hebdomadaire de l’absurde heure et demie de « formation à l’orientation ».

Une autre objection forte à l’encontre de la proposition avancée concerne l’ajout d’une épreuve à l’examen, ce qui, note Bertrand Nouailles, heurte le dogme ministériel d’un baccalauréat réduit, ce qui heurte aussi, souligne Simon Perrier, le dogme ministériel de la souplesse permettant le choix des élèves ainsi que l’opposition de la présidente du CSP à un enseignement philosophique enPremière.

Si l’on essaie de mettre globalement en vis-à-vis proposition et objections, l’on s’aperçoit que l’on doit affronter la tension platonicienne essentielle à La Républiquelorsqu’il faut distinguer la question de l’idéalité, c’est-à-dire du choix du meilleur, et la question de la possibilité, c’est-à-dire de la mise en œuvre de cette proposition alternative. S’agissant du meilleur, Marie Perret effectue une synthèse en faveur de l’option spécialité Première/spécialité en terminale : suppression de la concurrence entre disciplines en Première, assurance d’une continuité de l’enseignement, suppression de la dispersion des élèves actuellement réunis en L, reconstitution d’un groupe classe homogène. Quant à la tension entre le souhaitable et le probable, estime Pierre Hayat, elle doit être maintenue comme telle, car il est du devoir d’une association professionnelle de rendre public le bien de la discipline (2 heures de spécialité en Première + 4 heures en Terminale socle commun + 2 heures de spécialité en Terminale), comme d’ailleurs le bien d’un lycée rendu consistant par cette proposition (l’acquisition d’une culture générale et d’un esprit critique par tous les élèves en étant la garantie, selon Alain Champseix, même si ces qualités sont aux yeux du Ministère assurées par l’existence du socle commun, rappelle Didier Brégeon) ; l’éthique doit primer sur le réalisme.

Sur la mobilisation des universitaires.Son premier volet est la décision de rédiger une tribune, tâche à laquelle coopèrent déjà le directeur de département de philosophie de Lille, Thomas Benatouil, et Nicolas Franck. Son deuxième volet est la préparation d’assises nationales. Le danger pour la philosophie étant, par l’exposé complet des attendus de la réforme, rendu vraiment visible, il ne serait pas compréhensible que l’Appep n’y participât point, aux côtés des associations et des syndicats. Relativement à notre décision initiale de ne pas rejoindre le Snes et l’Acireph en une réunion nationale, un moment de résipiscence, nous dit Gérard Schmitt, est devenu aujourd’hui nécessaire puisque l’importance d’une réponse unie à la menace avérée l’emporte largement sur les désaccords concernant la nature des programmes. S’il est clair qu’il nous faut « en être », il est aussi manifeste que ces assises n’auront toute leur portée que si les universitaires sont en première ligne, associations et syndicats seulement en renfort de cette initiative. Du coup, la rédaction du texte d’appel à ces assises ne peut avoir pour conclusion les revendications et l’action étroitement syndicales que nous a suggérées le responsable du groupe philo-Snes, J-F Dejours. Elle doit, selon Marie Perret, s’adresser à l’opinion tout entière que les annonces ministérielles pourraient mystifier en présentant la philosophie comme l’enfant gâtée de la réforme. Elle doit donc aussi éviter toute déclamation creuse sur « l’utilité » de la philosophie. Pour ce faire, une condition : qu’il ne s’agisse pas seulement d’une plainte corporative déplorant la perte de postes, mais d’une explication circonstanciée de ce qui ne va pas dans le projet de réforme (Simon Perrier), notamment les répercussions de la destruction de la L, même s’il est inévitable que figurent dans le texte à venir des collègues du supérieur les inquiétudes plus particulièrement universitaires à propos du dispositif « Parcoursup ». Il faut montrer, nous dit justement Henri Dilberman, qu’il y a une grande inquiétude sur le sort de la philosophie, la place de celle-ci dans la formation des maîtres, en Espé, n’étant pas le moindre de ses objets. Conformément à la logique de cet appel, il serait souhaitable, selon Pierre Windecker, que les assises comportent des interventions substantiellement philosophiques, mais adressées à la Cité, du type : philosophie et religion, philosophie et bioéthique, philosophie et république ; il serait souhaitable aussi, nous dit plaisamment Simon Perrier, qu’il y ait « du spectacle » grâce à l’invitation de personnalités connues. Ni colloque ni meeting, selon les termes d’Alain Champseix, les assises doivent faire entendre le sens et la valeur d’une discipline pour l’enseignement en général et, dans cet esprit, notre président obtient carte blanche pour négocier avec les universitaires.

 

  1. CONTRIBUTION À LA RÉFLEXION SUR LES PROGRAMMES

Aucune opposition à Nicolas Franck lorsqu’il précise que notre contribution, nécessaire, doit consister à rappeler ce que nous estimons être les principes de notre enseignement et non pas à faire un programme à la place du CSP – voie choisie par l’Acireph et le regroupement SO.P.Phi.

Pierre Windecker accepte de rédiger cette contribution.

 

  1. PROJET DE CONSTITUTION DE GROUPES DE TRAVAIL AVEC D’AUTRES ASSOCIATIONS

 Il faut, nous dit le président, mettre à profit l’amélioration récente des liens avec les associations disciplinaires pour amorcer un travail commun. Ainsi, l’un des membres du BN de l’association des professeurs de physique, Jacques Vince, s’est déclaré désireux d’une coopération durable entre collègues de physique et collègues de philosophie. On ne voit pas pourquoi, à terme, il n’en irait pas de même avec toutes les disciplines. Bon nombre de nos collègues, adhérents de l’Appep ou non, verraient par-là reconnu leur travail local déjà entamé. La mise en œuvre d’un tel programme incombe à chaque Régionale.

 

  1. LE SITE, APPEPLISTE ET LA CRÉATION D’UN FORUM

Une charte pour le bon usage d’Appepliste, conforme à ce qui est en usage pour toutes les listes du Net, est, après discussion et amendement, adoptée à l’unanimité. Elle sera envoyée à chaque nouvel adhérent.

Le site, le site, toujours recommencé ! Mais les interruptions et les retards dans la construction du site s’expliquent par des soucis personnels affectant la vie de la personne chargée de cette tâche pour l’Appep, M. Raynal. Néanmoins, le travail a repris depuis une quinzaine de jours et il semble de qualité.

Simon Perrier accepte de se charger de la gestion des messages de l’association sur « Twitter ».

 

  1. LES TARIFS ET LES MODALITÉS D’ADHÉSION À l’APPEP

Notre précieux trésorier, Henri Dilberman, nous convainc que nous devons consolider notre trésorerie, même si nous sommes rassurés par le fait que le nombre d’adhérents reste stable à ce moment de l’année. Refusant la lourdeur d’une cotisation établie chaque année proportionnellement au grade et à l’échelon, il propose le principe d’une augmentation chaque année de 50 centimes pour chacun. En contrepartie, il retient la proposition attractive de Nicolas Forest d’un tarif réduit pour la première année d’adhésion. Il souligne avec gratitude que les dons ont été généreux cette année.

 

  1. QUESTIONS DIVERSES

Le Prix lycéen du livre de philosophiea connu cette année encore, un franc succès : plus de demandes d’élèves que de places pour la remise du prix au lycée de Sèvres ; pertinence et profondeur des questions posées par les élèves aux auteurs ; déplacement des auteurs dans les lycées ; 80 lycées inscrits ; bonne remise du prix. Un appel est lancé pour sélectionner les livres de la session 2019 et Didier Brégeon se déclare désormais partant pour la responsabilité de la gestion du prix du livre.

Un colloque organisé par l’Appep autour de Georges Canguilhemest annoncé pour le printemps 2019, il aura pour titre « Canguilhem et l’enseignement secondaire » et bénéficiera de l’exposé par leurs auteurs des travaux de Camille Limoges et Jean-Claude Braunstein.

L’innovationLes 24 h de la philosophien’a pas réussi cette année, sauf à Lyon du fait de la pugnacité de notre vaillant collègue, Julien Fonollosa. Le rapprochement avec les universitaires que rend possible cette proposition doit nous encourager à ne pas l’abandonner.

Le questionnaire sur le baccalauréata été unanimement apprécié par les correcteurs. Malgré des malveillances partisanes et fantaisistes visant injustement sur Appeplistele lourd et important travail de notre rapporteur cette année, Pierre Hayat, il est souhaitable qu’une telle enquête soit reconduite.  

Marie Perret veut bien veiller à l’actualisation de la page « Appep » sur Wikipedia.

Une très bonne nouvelle pour la revue. Gérard Schmitt, après une enquête judicieuse et avec le concours d’Henri Dilberman, propose que la revue passe d’une impression « offset » à une impression numérique. Le gain annuel pour notre association sera de 2000 euros selon un premier devis. L’initiative de Gérard Schmitt est chaleureusement applaudie par tout le Bureau.

 

C’est sur cette note joyeuse que se clôt notre réunion et, au sortir du lycée Henri IV, nous constatons que les cieux sont à l’unisson : à 17 h 45 la lumière du soleil égaye encore Paris.