?

Aide à la visualisation


Visualisation

Plein écran :
F11


Taille des caractéres

Augmenter :
Ctrl (pomme) (+) +

Diminuer :
Ctrl (pomme) (+) -

Communiqué sur le troisième sujet de l’épreuve de philosophie du baccalauréat technologique.

Soucieuse de la qualité de lenseignement de la philosophie dans les classes de la voie technologique, l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public se réjouit de constater que des professeurs de l’enseignement supérieur s’inquiètent également de la disparition du dédoublement dans ces séries. Elle soutient donc l’Appel des universitaires pour la défense de la philosophie dans le secondaire et invite tous les professeurs de philosophie à le signer[1].

L’enseignement de la philosophie dans les séries technologiques mérite en effet toute la considération de l’institution. Pour cette raison, l’Appep déplore le choix du troisième sujet du baccalauréat dans ces séries.

Le texte proposé est en effet d’une difficulté excessive, manifestement inadaptée au niveau des élèves de terminale et de nature à décourager les plus sérieux d’entre eux[2].

En outre, la troisième question conduit les candidats à commettre un contresens sur le texte. En effet, contrairement aux instructions officielles, elle ne propose pas la discussion de son idée centrale[3].  

 Enfin, une coquille (« produit » au lieu de « provient ») dans la dernière phrase en altère substantiellement le sens. À cette erreur, préjudiciable à la compréhension d’un texte déjà trop difficile, s’ajoutent des fautes de ponctuation inadmissibles, allant jusqu’à priver l’extrait de son point final, qui peuvent même laisser penser que le texte n’a pas été relu avant d’être imprimé.

Les candidats au baccalauréat sont en droit d’attendre des sujets correctement confectionnés. Et les correcteurs ne devraient pas se trouver devant la difficulté d’évaluer l’explication d’un texte contenant une erreur qui rend la dernière phrase source d’inévitables contresens. Il en va de la crédibilité et de l’équité du Baccalauréat.

L’Appep espère qu’à l’avenir, les sujets de philosophie seront produits avec soin et que les erreurs de confection de ce sujet ne serviront pas de prétexte à une remise en cause de l’épreuve de philosophie du Bacccalauréat.

Paris, le 22 juin 2015

Télécharger du format .pdf.

 


[2] Il faut également regretter que la traduction choisie ne soit pas de nature à faciliter la compréhension du texte.

[3] « La dernière question, en proposant la discussion de l’idée centrale du texte, devra permettre au candidat d’en préciser la signification et de faire apparaître le problème dont il est question » (Note de service n° 2006-087 du 19 mai 2006, définissant les épreuves de philosophie du baccalauréat dans les séries technologiques : www.education.gouv.fr/bo/2006/23/MENE0601210N.htm ).