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Bureau national du 7 octobre 2017

Rédaction du compte rendu : Audrey POMARÈS

Présents : Valérie Bonnet, Didier Bregeon, Jean-Pierre Carlet, Henri Dilberman, Nicolas Forest, Nicolas Franck, Pierre Hayat, Bertrand Nouailles, Marie Perret, Simon Perrier, Audrey Pomarès, Gérard Schmitt, Pierre Windecker.

Excusés : Stéphane Clerjaud, Charles Coutel, Frédéric Dupin, Bernard Fischer, Jean-Louis Lanher, Agathe Richard, Patricia Verdeau.

1. LES PROJETS DE RÉFORME

À la suite de la récente nomination de Pierre Mathiot à la tête d’une mission pour réformer les épreuves du baccalauréat et les programmes des lycées, Nicolas Franck indique avec fermeté la position de l’APPEP qui souhaite que la philosophie fasse partie des épreuves terminales. Une discussion s’ensuit au sujet de la nécessité des épreuves terminales du baccalauréat, en particulier pour la philosophie. Simon Perrier indique que la disparition de la philosophie au sein des épreuves terminales risque de créer des différences entre les établissements. Et de manière générale, cela menace le système scolaire tout entier. Dans tous les cas, il semble nécessaire de prendre en considération la spécificité de la philosophie qui n’est enseignée que durant l’année de terminale. Plusieurs problèmes sont alors mis en évidence : comment éviter le bachotage ainsi qu’un stress et une pression inutile pour les élèves et les professeurs ? En outre, il est à craindre que l’instauration d’un contrôle continu ou d’un contrôle en cours de formation ne s’accompagne de la mise en place de procédures bureaucratiques dans le but d’harmoniser les résultats (notamment d’un référentiel de compétences), ce qui conduirait à réduire non seulement le temps dévolu à l’enseignement proprement dit, mais aussi l’autonomie du professeur dans la conduite de son enseignement.

Nicolas Franck insiste également sur la nécessité de réfléchir sur la possibilité d’accommoder le système APB de façon à valoriser la filière L. Les élèves provenant de séries littéraires pourraient bénéficier d’un système de points, par exemple, pour les parcours droit, psychologie, lettres, langues. De la même manière, pour ce qui est des filières sélectives, il s’agirait d’exiger une moyenne déterminée au baccalauréat ou durant l’année.

Pour conclure, Nicolas Franck réaffirme la nécessité de réfléchir sur ces questions ainsi que volonté de l’APPEP d’être consultée.

2. LA SITUATION DES CONTRACTUELS ET LE CAPES INTERNE

Nicolas Franck fait état de son inquiétude ainsi que celle de l’ensemble des collègues au sujet de la fermeture du CAPES interne de philosophie, inquiétude d’autant plus forte que seule la philosophie semble visée. La raison budgétaire invoquée pour justifier cette fermeture semble absurde.

On pourra alors se réjouir que l’action de l’APPEP ainsi que celle des autres associations de philosophie et des syndicats ait permis la réouverture du CAPES interne.

Pour l’Assemblée générale, Nicolas Franck annonce qu’un communiqué concernant la situation des contractuels sera rédigé. Celle-ci est en effet très précaire et les conditions matérielles d’enseignement très inquiétantes, d’autant plus que certains collègues travaillent dans plusieurs établissements. Nicolas Franck évoque la possibilité qu’un tuteur soit désigné afin d’aider et d’encadrer les collègues qui le souhaiteraient. Jean-Pierre Carlet indique, quant à lui, la possibilité que l’admissibilité aux concours soit, d’une manière ou d’une autre, prise en compte, par exemple, dans le statut administratif ou la rémunération. Nicolas Franck termine en indiquant que la préparation au concours doit leur être d’une façon ou d’une autre facilitée.

3. LES ACTIONS EN COURS

Concernant le Prix Lycéen du livre de philosophie, Nicolas Franck indique que la liste de discussion des inscrits devient active et que 50 lycées sont déjà inscrits. Se faisant l’écho des collègues, Nicolas Franck précise que ces derniers sont satisfaits de la sélection, et en particulier de la taille des livres choisis, qui facilite la lecture et le travail des élèves.

À propos des 24 heures de la philosophie, Nicolas Franck informe que sa mise en place est engagée dans les régionales de Lyon ainsi que dans celles de Paris, Versailles et Créteil.

Au sujet du questionnaire sur le baccalauréat, Pierre Hayat relève qu’il a été très bien reçu par les collègues qui l’ont pris très au sérieux et se sont donné la peine de répondre de manière développée et soignée aux questions posées. Pierre Hayat annonce actuellement 826 réponses et entre 500 à 560 résultats exploitables, à savoir complets et non-anonymes. Il présente alors quelques points importants des réponses recueillies. Concernant l’organisation matérielle des épreuves, les collègues évoquent une organisation inégale, des problèmes de fraude, des difficultés lors des réunions de jury, ainsi que des problèmes posés par l’informatisation des livrets scolaires des élèves. En outre, ils signalent que les épreuves ne conviennent pas toujours aux élèves. De nombreux collègues ont également un regard critique sur les sujets proposés aux épreuves écrites lors de la dernière session du baccalauréat, et, en particulier, le texte de Michel Foucault donné à l’explication des classes de Terminale S. De la même manière, le sujet des Terminales ES : « La raison peut-elle rendre raison de tout ? » est jugé trop ambigu dans sa formulation.

Quant à l’oral de contrôle et sa préparation durant l‘année, les collèges mettent en évidence le fait qu’ils ne disposent pas d’assez de temps pour préparer les élèves à ces épreuves en particulier en TS où ils n’ont que trois heures de cours hebdomadaire. L’explication d’un texte tiré d’une œuvre lue pendant l’année est considérée comme n’étant pas adaptée pour l’oral de contrôle. Une discussion s’ensuit autour de la possibilité de déterminer les conditions d’une épreuve plus adaptée. La possibilité est évoquée de dissocier l’étude de l’œuvre suivie et l’épreuve de contrôle. Nicolas Franck fait état de l’accord existant entre l’ensemble des collèges et l’Inspection générale sur la grande nécessité de la lecture par les élèves d’une œuvre complète. Il évoque également le risque d’une réforme de l’oral de contrôle qui accentuerait les inégalités. Marie Perret et Jean-Pierre Carlet relèvent, quant à eux, une des difficultés majeures de l’épreuve orale : contrairement à l’épreuve écrite, elle suppose la connaissance de la doctrine de l’auteur. Dans tous les cas, il est retenu qu’elle représente un exercice difficile pour les élèves, qui ont du mal à conceptualiser à partir des œuvres, ce qui pose également la question de savoir comment évaluer leur travail. Marie Perret soulève enfin la possibilité de proposer une notion approfondie sans pour autant déterminer un champ problématique unique. Pierre Hayat conclut que nous sommes tous d’accord sur l’opportunité de « libérer l’œuvre », c’est-à-dire de la conserver tout en la dissociant de l’épreuve orale.

En outre, à la question : « comment appréhendez-vous les notes obtenues par vos élèves ? », les collègues ont réagi relativement au niveau de leurs élèves mais aussi eu égard à leur investissement. Ils remarquent que les bons élèves et les élèves sérieux sont souvent sous-notés tandis que les élèves très moyens sont surnotés.

S’agissant de l’avenir de l’enseignement de la philosophie, Pierre Hayat rapporte qu’en dépit de leur profonde confiance dans la nécessité de leur discipline, les collègues témoignent d’une grande inquiétude à l’égard de leurs conditions pédagogiques et professionnelles. Leur détermination ressort néanmoins avec fermeté.

Pour ce qui est du programme de notions, Pierre Hayat signale le fait que les collègues considèrent qu’il doit être allégé. Le problème soulevé est alors de savoir comment alléger un programme de notions. Pierre Hayat et Simon Perrier s’accordent pour dire qu’afin d’alléger le programme, réduire le nombre de notions ne suffit peut-être pas et pourrait même représenter à cet égard un risque. Une solution pourrait être de déterminer davantage et de préciser les notions pour en faciliter l’enseignement.

À propos de la réflexion sur l’Enseignement de la philosophie aujourd’hui et demain, Nicolas Franck précise que le document de synthèse reprenant les interventions et les échanges du colloque du 10 juin et les réflexions menées par les régionales sera prêt pour la réforme du lycée. Les positions et propositions seront soumises au bureau national et aux régionales de l’APPEP afin d’en voter les orientations. Les adhérents voteront à l’Assemblée générale. Nicolas Franck indique que l’Inspection générale s’est montrée intéressée par cette synthèse.

4. PROJET D’UN QUESTIONNAIRE SUR L’EMC

Marie Perret met en avant l’importance de s’adresser de nouveau aux collègues afin qu‘ils puissent s‘exprimer et témoigner de leur intérêt et de leur rôle dans l’enseignement de l’EMC. Elle soumet un projet de questionnaire. Valérie Bonnet pose la question de savoir à qui l’adresser : ou bien directement aux collègues ou bien aux coordinateurs dans les lycées. Pour Marie Perret, il est nécessaire que le questionnaire soit individuel puisqu’il ne porte pas uniquement sur des données factuelles. Le projet est alors adopté. Nicolas Franck ajoute pour finir que l’Inspection générale s’est engagée à demander à la DGESCO la réécriture de la note de février 2015 sur l’attribution de l’EMC dans les classes de la voie technologique.

5. LE SITE INTERNET

Nicolas Franck indique que la mise en ligne du site internet se fera cet automne, avec, malgré tout, un peu de retard. Il invite les membres du bureau à un travail commun dans le but d’élaborer une base de données : fichiers textes, articles de la Revue, liens pertinents utiles aux collègues, ainsi qu’à la création d’une banque d’images pouvant servir à illustrer les informations du site.

Il propose ensuite de réfléchir sur l’accès payant à certains articles de la Revue. Dès lors, il est décidé que les articles de moins de deux ans seront sous embargo. Pour les non-adhérents à l’APPEP, la consultation des articles de plus de deux ans est fixée à 1,80 euro.

Enfin Nicolas Franck évoque la nécessité d’une prise en charge par les membres du bureau, de la newsletter renvoyant à des articles, des publications ou des événements pertinents. Enfin, Simon Perrier se propose de centraliser les informations.

6. QUESTIONS DIVERSES

Après discussion, l’ensemble du bureau s’accorde sur l’intérêt de faire intervenir de la publicité dans la Revue, en particulier pour les éditeurs des livres sélectionnés pour le Prix lycéen.

En outre, la possibilité d’une candidature de l’APPEP au directoire de l’association Antiquité-Avenir est écartée.

Pour finir, Nicolas Franck revient sur l’entretien Marie Perret et lui ont eu avec la doyenne et deux inspecteurs généraux de philosophie et déclare qu’il se réjouit que le contact avec l’Inspection générale soit renoué.

L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 17 h 30.