Étaient présents :
Pour le SIEC : Aurore Collet, Directrice, Alan Bonetto-Boisard, chef de division de l’enseignement général et technologique, Sébastien Morin, chef de division de l’élaboration des sujets, Laurence Toubiana, secrétaire générale, qui a dû s’absenter rapidement.
Pour l’APPEP : Emmanuelle Carlin, présidente de la régionale francilienne, Christine Marinov, membre du bureau régional.
Nous remarquons favorablement l’attention qui a été accordée au rapport sur l’enquête nationale que l’Appep mène annuellement auprès des professeurs de philosophie correcteurs des baccalauréats, que nous avons joint à notre demande d’audience. Ainsi les points problématiques qui y ont été soulignés par les correcteurs sont pris en charge avec beaucoup d’attention.
Les convocations aux réunions d’entente et d’harmonisation
Nous interrogeons l’ambiguïté qui fait que les convocations reçues pour la session 2025 mentionnent bien une réunion d’entente, mais pas d’harmonisation. Ce n’est qu’ultérieurement que nous avons reçu, et tardivement, un courriel indiquant la date d’une « réunion de suivi ».
Selon Monsieur Bonetto-Boisard, seule la réunion d’entente, qui sera cette année fixée le 18 juin au matin, fait l’objet d’une convocation. La seconde réunion, dite “de suivi”, dont la date est fixée ultérieurement par les IA-IPR, ne doit en effet pas être confondue avec la réunion d’harmonisation, réglementaire, qui est organisée en visioconférence après la remontée des notes ; mais seul y participe un nombre plus restreint de professeurs. Elle aura lieu cette année le 2 juillet au matin, la clôture des corrections étant le 1er juillet à 10h.
L’Appep met en question la nécessité de ce doublon « suivi » / « harmonisation », même s’il est précisé que l’harmonisation reste cependant « réglementaire ».
Sur notre requête expresse, il nous est assuré le maintien de toutes ces réunions en présence, pour assurer l’efficacité du travail.
Les notes des copies du baccalauréat
Nous interrogeons alors le respect de la souveraineté du correcteur dans son travail d’évaluation.
Monsieur Bonetto-Boisard nous a assuré qu’il n’y avait pas au cours de l’harmonisation de remontée des notes d’un lot de copies qui ne correspondent pas à une anomalie ponctuelle d’évaluation. Il arrive très rarement, qu’un lot de copies ou un autre voie ses notes modifiées suite au repérage d’une anomalie. C’est le rôle même de l’harmonisation. Aucun recours ne mène à la recorrection d’une copie, sauf si on repère à l’occasion dudit recours une erreur matérielle : deux copies mélangées ou une copie non-intégralement corrigée.
Les notes retenues sont bien celles du professeur correcteur.
La direction du SIEC tient à confirmer sa confiance à l’égard des correcteurs de philosophie. Les corrections se sont particulièrement bien passées en 2025, avec un taux d’absentéisme faible. Les professeurs n’ont jamais été et ne sont toujours pas « surveillés » pendant la correction : la technique ne le permet pas et il n’y a de toutes façons aucun moyen humain prévu à cet effet. Le SIEC veille seulement à recueillir les accusés de réception des lots, pour s’assurer ainsi que toutes les copies sont prises en charge par les correcteurs, ou bien redistribuer rapidement le cas échéant.
La distinction de “viviers” de correcteurs et d’examinateurs, selon le tronc commun et la spécialité, et selon le Grand oral et l’oral de rattrapage.
La stricte séparation entre correcteurs de l’épreuve de philosophie en tronc commun et correcteurs de la spécialité HLP conduit à une spécialisation de fait des professeurs d’HLP qui perdent le contact avec l’épreuve de tronc commun. C’est pourquoi nous avons proposé au SIEC qu’il y ait un roulement. Mais une telle organisation est, d’après Monsieur Bonetto-Boisard, impossible à mettre en œuvre car la liste des professeurs d’HLP est communiquée au SIEC par les inspecteurs, et le SIEC les convoque tous sans exception.
Sur la question de la répartition de la charge de participation au Grand Oral et à l’oral de rattrapage, nous avons proposé que le vivier de professeurs correcteurs de l’épreuve d’HLP soit lui-même partagé en deux sous-viviers, dont l’un se consacrerait au Grand Oral et l’autre à l’épreuve de rattrapage. Monsieur Bonetto-Boisard nous a répondu que c’était impossible pour des raisons de vivier insuffisant. Tous les correcteurs pour des raisons réglementaires et organisationnelles sont au jury de délibération, au Grand Oral. Par ailleurs, seuls des professeurs ayant participé à des corrections ou des interrogations peuvent faire passer l’oral de rattrapage.
Monsieur Bonetto-Boisard nous a par ailleurs assuré que les professeurs de Français et de Philosophie étaient convoqués à parts égales.
Sur les mauvaises conditions d’organisation de l’oral de rattrapage :
Étant donné que les candidats peuvent changer leur choix de matière au dernier moment, il est très difficile de conserver des plannings cohérents, d’y éviter les “trous” et les déplacements inutiles de professeurs. Monsieur Bonetto-Boisard a insisté sur le fait que les collègues de Philosophie accomplissaient toutefois cette mission avec beaucoup de sérieux.
Correction des épreuves :
En HLP : chaque correcteur aura 70 copies et trois jours de Grand Oral.
En tronc commun, 120 copies par correcteur pour la filière générale, 160 copies pour la filière technologique.
Calendrier
. Épreuve de Philosophie : le 15 juin au matin
. Copies test : le 16 juin 10h
. Réception des copies : le 17 juin à 8h
. Réunion d’entente académique : le 18 juin 8h30 -10h30
Nous déplorons qu’il faille 48h pour nous transmettre les copies, et le temps perdu pour la correction, pour laquelle il reste seulement à peine plus de 10 jours.
. Épreuve d’HLP : les 16 et 17 juin
. Commission d’entente nationale concernant la spécialité HLP : le 17 juin après-midi. L’inspection Générale réunit les IPR-IA, dans toutes les disciplines nécessitant un sujet jour 1/jour 2
. Réception des copies : le 19 juin 8h.
. Entente académique HLP : le 19 juin au matin
. Fin des corrections : le 1er juillet à 10h.
. Harmonisations académiques : le 2 juillet au matin
. Le 3 juillet, le SIEC prépare les relevés de notes en vue des délibérations.
. Délibérations : le lundi 6 juillet
. Résultats : le mardi 7 juillet
. Oraux de rattrapage : les 8, 9 et 10 juillet.
. Fin des oraux : le vendredi 10 juillet à 12h.
La gestion de la fraude
. La mise en place de brouilleurs d’ondes n’est toujours pas envisagée étant donnée leur trop grande portée.
. Certains établissements se dotent de systèmes de détection.
. Un nouveau type de procès-verbal est élaboré cette année concernant la spécificité de la fraude soupçonnée à la correction, c’est-à-dire en dehors du flagrant délit. Lorsqu’un professeur soupçonne une fraude, il doit absolument corriger la copie pour elle-même sans jamais y préciser son soupçon ou sa conviction dans l’appréciation. Il doit remplir ce PV spécifique et fournir autant d’éléments que possible (dont les estimations de différents détecteurs d’IA) afin de former un faisceau d’indices permettant au recteur de convoquer le candidat pour le confronter à sa copie à la fin du moins d’août.
. En 2025, il y eu 212 fraudes avérées, 208 pendant l’épreuve (flagrants délits) et 4 fraudes repérées à la correction.
Pour l’Appep l’absence de mise en œuvre technique de moyens de détection de fraude à l’heure de l’IA par l’institution demeure un problème : il n’est pas envisageable que la charge de la détection de fraude à l’IA revienne au seul correcteur ppar des moyens chronopphages qui relèvent du bricolage.
Questions diverses
. 120.000 candidats environ en Ile de France ; la baisse démographique n’est pas encore sensible.
La partie de l’enquête consacrée à la réflexion à mener sur les types de sujets, notamment en voie technologique, concerne le projet de l’Appep d’organiser un colloque sur la question. Toutefois, Monsieur Morin tient à rappeler que les sujets, entre leur élaboration et la signature par le Recteur font toujours bien l’objet d’une commission d’essai constituée de professeurs correcteurs.
