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Compte rendu du Comité national du 30 mai 2015

 

Rédaction du compte rendu : Jean-Pierre Carlet.

 

Présents :

    • Membres du Bureau National : Philippe Blanc, Didier Brégeon, Jean-Pierre Carlet, Stéphane Clerjaud, Éric Delassus, Henri Dilberman, Bernard Fischer, Nicolas Franck, Pierre Hayat, Jean-Louis Lanher, Bertrand Nouailles, Simon Perrier, Gérard Schmitt.

    • Représentants des Régionales non membres du BN : Valérie Bonnet (R. de Bordeaux), Philippe Danino (R. de Paris-Créteil-Versailles), Nicolas Forest (R. de Grenoble), Anne-Marie Liger (R. de Toulouse), Arnaud Saint-Pol (R. de Nantes).

 

Excusés Didier Carsin, Charles Coutel, Yves Desnos, Frédéric Dupin, Julien Fonollosa, Arnaud Lalanne, Marie Perret, Patricia Verdeau.

 

 

Réjouissante introduction à l’assemblée de la part de notre président, Nicolas Franck : la bonne nouvelle de l’enregistrement de 500 adhérents à l’Appep au moment de notre réunion (Bernard Fischer précise que les relances récentes auprès des collègues n’étant pas à jour de leur cotisation ont porté leurs fruits). 500 alors que l’an dernier à la même époque nous enregistrions seulement 498 membres de l’association. La différence peut, dans l’absolu, paraître dérisoire et accidentelle, mais, relativement à la tendance d’érosion continue depuis 15 ans, elle constitue une inversion importante et prometteuse de la courbe de reconnaissance de l’Appep.

 

BILAN D’ACTIVITÉ DES RÉGIONALES.

Pour éviter les redites et cerner immédiatement les similitudes dans les bilans des unes et des autres, il faut préciser deux constantes : la question des réunions pour le baccalauréat, la question des relations enseignement secondaire/enseignement universitaire.

Les réunions organisées officiellement pour la correction du baccalauréat sont majoritairement l’occasion de réunion des assemblées de l’Appep afin de contacter un maximum de collègues (la chose est parfois rendue difficile par la mise en place rectorale de deux regroupements distincts, répartis successivement le matin et l’après-midi, séries générales et séries technologiques). Chaque Régionale, avec des succès variables sur ce point (l’académie de Bordeaux étant un exemple de difficulté, ainsi que le rapporte Valérie Bonnet), ne manque pas de rappeler son attachement à la tenue effective des deux réunions pour l’ensemble des correcteurs. Des variations toutefois concernent la date de tenue de la commission d’entente ; par exemple, l’académie d’Orléans-Tours se singularise en ce que la réunion y précède la remise des lots de copies à chaque correcteur et que l’assemblée des professeurs travaille sur la photocopie de quelques devoirs sélectionnés préalablement, mais, selon Simon Perrier, cette manière de faire n’a, au fil des ans, jamais été contestée par les correcteurs.

La question des relations secondaire/supérieur est posée à chaque fois pour pointer une difficulté d’audience de l’Appep : tantôt l’on déplore un manque de lien avec le supérieur impliquant un manque de visibilité de l’Appep auprès des collègues, tantôt, parce que les membres du bureau de la Régionale ont une inscription institutionnelle hors du secondaire, c’est le défaut de contact avec les professeurs de lycée qui est regretté (Nantes, Poitiers Toulouse) – la Régionale de Clermont-Ferrand présente, par exception, une harmonie.

Les bilans, par ordre accidentel de la place des représentants de Régionale à la table commune :

    • À Strasbourg, nous dit Stéphane Clerjaud, peu d’activité cette année, seulement une réflexion sur le questionnaire au sujet du baccalauréat ainsi que le maintien d’un bon contact avec l’Université. Deux projets pour l’avenir : – la rencontre avec des collègues de l’autre côté du Rhin, suisses et allemands ; – la participation envisagée aux « Olympiades internationales de la philosophie », la France en étant absente jusqu’ici. Pour la Régionale, une liste de diffusion auprès d’une centaine de collègues sur les 150 professeurs que compte l’académie.
    • À Clermont-Ferrand, nous dit Bertrand Nouailles, la Régionale représente un quart des collègues de l’académie et a organisé avec beaucoup de succès un concert-conférence autour de l’œuvre de Rameau, l’invitée philosophe, Catherine Kintzler, ayant été fort appréciée. À noter, un bon partenariat avec la bibliothèque de la ville de Riom pour la tenue de conférences, ainsi que de bonnes relations avec les collègues du supérieur. Le projet d’un site/blog pour la Régionale.
    • À Grenoble, nous dit Nicolas Forest, l’activité, outre les quatre réunions annuelles, a consisté en des interventions auprès de l’IPR sur le bac et sur la formation continue ainsi qu’en un partenariat avec la Société Alpine de Philosophie (Les Rencontres Philosophiques d’Uriage) comme avec l’Université de Savoie (cycle chambérien annuel de conférences sur la notion de travail) – tout cela devant être maintenu à l’avenir. Trois cercles de diffusion pour la Régionale : celui d’une discussion interne (20 à 35 adhérents), celui d’une diffusion des positions de l’Appep (75 personnes dont quelques universitaires), celui, enfin, que permet la désignation d’un correspondant de l’Appep pour chacun des 5 départements de l’académie : envoi des informations touchant notre métier au secrétariat de chaque établissement de l’académie, pour diffusion aux enseignants en place.
    • À Caen, nous dit Didier Brégeon, 4 réunions du bureau ont été tenues et elles ont porté principalement sur l’EMC et sur l’enseignement par compétences. Pour l’année à venir, des projets de conférences et d’analyses du cinéma. Il est important de noter que la Régionale est, comme telle, la destinataire de l’expression de la souffrance professionnelle ressentie par de nombreux collègues ; il est non moins important de s’interroger sur le fait que ces plaintes ne débouchent pas sur un engagement dans l’Appep : quels peuvent être les facteurs expliquant le paradoxe de ces communications ? La liste de diffusion de la Régionale touche 40 personnes.
    • À Bordeaux, nous dit Valérie Bonnet, la Régionale a vécu cette année la phase difficile du renouvellement de tout son bureau. Son activité principale a donc consisté à négocier avec le Rectorat au sujet de l’organisation du baccalauréat : maintien des réunions des correcteurs, refus d’une multiplicité de jurys pour chaque correcteur, équité dans la répartition du nombre de copies par correcteur. Une rencontre réussie, en juin 2014, entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur pour traiter des « repères », – cette fois-ci : « relatif/absolu ». Un projet se dessine : une journée en septembre (secondaire/supérieur) autour de l’EMC – mais, pour les collègues enseignant en lycée, la journée du mercredi n’est pas vraiment favorable dès lors qu’ils ne sont pas officiellement déchargés de cours.
    • À Lyon, nous dit Jean-Louis Lanher, l’année courante a connu la constitution d’un bureau de la Régionale selon un processus inédit d’élection au suffrage universel des adhérents, non sans tensions, mais celles-ci ont été démocratiquement réglées.Ainsi, la Régionale a pu organiser une réflexion à l’occasion de la parution du manuel de Roselyne Degrémont,La philosophie en32 notions. Manuel pour les étudiants du supérieur, Éditions Ellipses, et s’associer à une rencontre organisée par un groupe dénommé « Hexis », dont font partie plusieurs membres de la Régionale, concernant plusieurs aspects de notre enseignement.Trois projets de la Régionale : un séminaire consacré à la lecture d’Être et Temps, l’organisation d’une journée de travail portant sur la bio éthique,une réflexion concernant la pratique argumentative à partir de l’étude comparative des manuels.
    • À Nantes, nous dit Arnaud Saint-Pol, la Régionale n’a plus qu’une activité dormante, faute de contact du bureau avec les collègues du secondaire. Pour le moment, les attentes par rapport à notre association semblent plutôt faibles dans l’académie.
    • À Paris/Créteil/Versailles, nous dit Philippe Danino, l’activité de la Régionale est fortement handicapée par la saturation de l’offre théorique sur Paris : multitude de colloques, conférences, séminaires. C’est la question de l’identité et de la visibilité de l’Appep, avec les 101 adhérents que compte sa Régionale, qui est posée. Pour autant, un potentiel d’adhésion semble fort dans la mesure où reste nécessaire un travail d’information et d’analyse des réformes et de leurs enjeux que bien des collègues ont tendance à ignorer ou méconnaître. Il convient donc d’inventer des partenariats pour favoriser des journées d’étude sur notre enseignement, il convient aussi de revendiquer un espace de parole dédié à l’Appep au moment des corrections du baccalauréat. À cet égard, le projet présenté par l’IPR locale, Jeanne Szpirglass, d’un « institut de recherche sur l’enseignement philosophique » peut intéresser l’Appep puisque certains de ses membres seraient, ès qualités, invités à participer au comité scientifique dudit institut.
    • À Poitiers, nous dit Henri Dilberman, l’activité de la Régionale s’est concentrée sur l’affaire Chazerans, avec toutes ses péripéties que précisément cette Régionale a pu communiquer dans leur détail et leur déroulement à tous les membres du BN. Par ailleurs, il est à retenir que la liste de diffusion parvient à toucher la centaine de collègues de l’académie.
    • À Toulouse, nous dit Anne-Marie Liger, de bonnes relations entre la Société Toulousaine de Philosophie ainsi qu’avec l’Université (notamment grâce à la participation de membres de l’Appep à la préparation aux concours) ; c’est plutôt un manque de contact avec le secondaire qui est déploré ici. À la question toulousaine de savoir si la diminution du nombre de régions en France aura une incidence sur le nombre des Espé, il est répondu, par la voix de Pierre Hayat, que non, puisque les Espé sont des entités académiques et universitaires, indépendantes donc des Régions.
    • À Orléans-Tours, nous dit Philippe Blanc – qui, n’ayant pas été expressément mandaté pour la tâche de représentation, apporte aujourd’hui la parole du témoin plus que celle du représentant –, l’on peut noter que l’Appep a été responsable d’une série de conférences sur les séries télévisées et le cinéma, de même qu’elle s’est engagée en un partenariat avec la bibliothèque de Tours. La liste de diffusion de l’Appep touche tous les établissements et, fait remarquable, un tiers des professeurs de l’académie, qui en compte 150, sont membres de l’association.
    • À Nancy-Metz, nous dit Gérard Schmitt, la Régionale, bien que composée d’une trentaine d’adhérents, n’a pas eu d’activité notable en raison de la dissolution de son bureau. Il y a aussi vraisemblablement une difficulté d’identification de l’Appep par les collègues, le Snes ayant immédiatement occupé l’espace vide ouvert par l’absence d’un bureau de Régionale.
    • En Corse, nous dit Stéphane Clerjaud que Josette Casanova a instruit par téléphone, la Régionale souhaiterait gagner en notoriété en organisant des événements, à l’image de ce que Josette Casanova réalise elle-même dans son lycée d’Ajaccio où elle a engagé depuis longtempsun travail de coopération entre philosophes et physiciens autour des questions d’astronomie. L’académie compte une vingtaine de professeurs, 5 adhérents à l’Appep, dont certains en retraite.
    • Les collègues des Régionales de Rouen, de Montpellier et de Nice n’ont pas pu faire le déplacement.

Au terme de cette présentation des Régionales aujourd’hui présentes, on voit apparaître ce que l’on pourrait appeler « les territoires perdus de l’Appep » ! Soit parce que des Régionales, du fait de départs à la retraite de responsables, ont purement et simplement disparu, soit, ce qui est sans doute pire, parce que certaines Régionales n’ont plus qu’une existence nominale, le maintien d’un bureau sourd et silencieux empêchant toute forme de revitalisation (le cas de Lille est ici exemplaire !). D’où la recommandation d’une auto dissolution que l’on pourrait adresser à certains bureaux, quoique l’exemple de Nancy-Metz n’offre l’image d’aucune repousse printanière. L’urgence est aussi un problème : par quel biais, en ces zones blanches, contacter des collègues susceptibles de redonner vie et voix à la défense et promotion de notre enseignement ?

 

LE FINANCEMENT DES RÉGIONALES.

Par souci de l’autonomie de chaque Régionale, la trésorerie nationale attribuera à chacune une somme forfaitaire, à moduler selon le nombre de ses adhérents et selon le « patrimoine » dont elle dispose déjà, pourvu bien sûr qu’il y ait activité de ladite Régionale. Cette attribution sera cependant dépendante de la création d’un compte postal ou bancaire au nom de la Régionale et non pas de son trésorier – ces informations nous sont fournies par Nicolas Franck et Bernard Fischer. C’est la réunion du BN de septembre qui, selon un principe d’égalité proportionnelle, votera le montant de cette somme, étant entendu que la demande de ristourne pour un projet sortant du fonctionnement ordinaire demeure possible.

 

LA BROCHURE D’ACCUEIL.

La responsabilité de ce projet ayant été confiée au mois de février à Jean-Pierre Carlet, c’est à lui qu’incombe l’information d’aujourd’hui. Mais c’est bien sûr Gérard Schmitt qui va conduire l’enregistrement et l’édition de la brochure. Comme cette brochure engage l’image de l’Appep, il est souhaitable que tous les membres du BN, et non pas seulement le comité de lecture de notre revue, se prononcent sur la pertinence des articles proposés. À cet effet, Gérard Schmitt met « sur le nuage », accessible aux collègues du bureau, chaque article reçu par Jean-Pierre Carlet. Déjà, nous pouvons nous satisfaire que la dizaine d’articles promis (5 ont déjà été enregistrés) couvre à peu près la totalité des questions posées à la pratique de notre enseignement, excepté celle de l’évaluation des copies. Le projet est maintenant vieux de plus d’une année et il importe donc qu’il se réalise au cours de l’année scolaire qui s’annonce. La date des vacances de Toussaint est peut-être une bonne date pour la diffusion de la brochure, car les informations qui assaillent les nouveaux professeurs comme l’ignorance de la pratique effective de la classe, fin août-début septembre, rendent difficile une interrogation sereine et réfléchie sur l’enseignement au moment de la rentrée scolaire. La brochure sera téléchargeable depuis notre site, mais un exemplaire papier sera gratuitement distribué plusieurs années durant à chaque collègue débutant (en premier lieu, les lauréats des divers concours de recrutement). L’on peut, nous dit Nicolas Franck, envisager l’édition de 800 exemplaires, selon un coût estimé à 4000 €, guère supérieur à celui de l’édition de notre revue, précise Bernard Fischer.

 

LE QUESTIONNAIRE SUR LE BACCALAURÉAT.

Ce questionnaire proposé par Pierre Hayat et amendé en février par le BN, avant d’être sensiblement amélioré grâce au   travail, coordonné par Nicolas Franck, de plusieurs Régionales(Paris-Créteil-Versailles, Lyon, Strasbourg et Caen),  est ici approuvé à l’unanimité, après une exigeante discussion entre les collègues présents et d’ultimes rectifications de détail visant à éliminer toute équivoque dans la formulation. Il convient d’en faire connaître l’existence au moment des commissions de baccalauréat afin que chaque collègue puisse le remplir de manière électronique sur le site, jusqu’au dernier délai fixé au 15 octobre. Philippe Blanc fait cependant observer, sans être contredit, que, même si l’exemplaire papier ne peut être immédiatement rempli – du fait du manque de place ménagée pour les réponses et, surtout, du fait du manque de temps disponible pour les correcteurs au jour des commissions –, il est néanmoins nécessaire de le distribuer si l’on veut que chaque collègue le connaisse précisément et éprouve donc l’envie de lui donner réponse.

 

LA RÉNOVATION DE LA REVUE.

Le projet, présenté par Gérard Schmitt en contact constructif avec M. Sadois – projet par ailleurs soutenu par Éric Delassus qui a mobilisé en l’affaire ses élèves de BTS –, est de rénover la maquette et d’en finir avec un papier tristounet – pour ne pas parler plus grossièrement –, en proposant une couverture pelliculée avec quadrichromie (le coût n’excéderait pas plus de 40 €, soit un centième du coût de la revue). Les hésitations sur la présentation, la couleur, etc., seront tranchées par le BN du 26 septembre.

 

LA POSITION DE L’APPEP SUR LA REFORME DU COLLÈGE.

Une trame très élaborée de communiqué a été fournie par Marie Perret. Moyennant quelques rectifications issues d’une discussion rigoureuse et fine entre tous les présents, elle va être approuvée par le Comité et Marie Perret sera donc chaleureusement remerciée pour ce travail important de préparation. D’emblée, l’approbation du texte se traduit par la mention, en fin de communiqué, du soutien que, par sa signature, l’Appep a apporté à la pétition nationale intersyndicale et inter associative contre la réforme – cet ajout proposé par Pierre Hayat est adopté.

Discussion et rectifications peuvent être schématisées selon deux points : l’exactitude des allégations de l’Appep d’une part, la précision de notre argumentaire d’autre part.

    • Pour le premier point, Valérie Bonnet pose la question de savoir si la déclaration de la perte du volume horaire des disciplines est véritablement établie à partir d’une comparaison objective des horaires disciplinaires, avant et après réforme. À quoi il est répondu de manière convaincante, tour à tour par Pierre Hayat, Nicolas Forest, Gérard Schmitt que l’institution des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires ne peut voir le jour, dans le cadre d’une réforme « à moyens constants », qu’aux dépens (20 %) des moyens existants, c’est-à-dire disciplinaires.
    • Pour le second point : Valérie Bonnet s’interroge sur l’affirmation, peut-être trop radicale, de la marginalisation de l’enseignement du latin et du grec. Nicolas Forest rappelle alors que l’apparent recul du ministère pour maintenir un enseignement spécifique de langues anciennes ne repose de droit sur aucun financement rectoral et dépend donc in fine de décisions locales. Deux demandes de clarification sont exprimées par Simon Perrier : il convient de préciser davantage ce que l’on peut reprocher à la globalisation pluriannuelle des enseignements, de la 6e à la 3; de même et distinctement, il convient de préciser davantage ce que nous voulons objecter à l’interdisciplinarité telle qu’elle est présentée dans le projet ; des suggestions pour affiner les termes du communiqué vont être esquissées par Simon Perrier lui-même.

 

LE POINT SUR LA CONFÉRENCE DES ASSOCIATIONS DE SPÉCIALISTES ET SUR LA RENCONTRE AVEC LA SOCIÉTÉ DES AGREGS.

Le communiqué sur le socle des compétences a obtenu un franc succès, indice d’un renouveau de la conférence ainsi que de son attractivité, même si manquent toujours en son sein les mathématiciens et l’association des professeurs de SES.

La société des agrégés se déclare en très bons termes avec notre association et se propose de nous mobiliser en une table ronde portant sur ce que chaque discipline ne peut accepter de négocier en son enseignement ; elle se propose aussi de nous consulter pour établir un « livre blanc des disciplines ».

 

TROIS PROJETS NOVATEURS POUR NOTRE ASSOCIATION (les deux premiers présentés par Nicolas Franck, le troisième par Gérard Schmitt).

    • La création d’un prix lycéen du livre organisé par l’Appep : 5 ou 6 ouvrages proposés à tous les lycées, un vote par lycée, un prix remis à l’auteur élu à l’automne. Ce prix nécessite la mise en place d’un Comité de pilotage réunissant des membres de l’Appep, un universitaire, un inspecteur. L’appel au soutien du Ministère, du Rectorat, de l’Inspection nous semble souhaitable, il en va de même pour la recherche d’un partenariat avec les médias. À l’exemple d’ouvrages évoqués rapidement par Nicolas Franck, les membres du Comité sont invités à proposer courant juin une liste de titres – il est important de noter que la sélection peut porter sur seulement quelques chapitres d’un livre.
    • L’organisation d’un colloque sur l’enseignement du fait religieux : à l’automne prochain, une demi-journée pourrait proposer 3 conférences + une table ronde. Une conférence sur le fait religieux (Philipe Gaudin ?), une conférence articulant histoire des religions, histoire des idées et culture (Denis Kambouchner ?), une conférence sur les controverses religieuses comme point de départ de cet enseignement (Charles Coutel ?) ; la table ronde pourrait réunir représentants de l’Université et de l’Inspection Générale. Un tel colloque mettrait en perspective l’apport fécond pour l’EMC du travail du professeur de philosophie, lui qui est trop souvent assimilé par la doxa à un anticlérical ignorant du fait religieux  – malgré les programmes des classes terminales ; ce colloque permettrait aussi de mettre en valeur la place de nos collègues en Espé, remarque Pierre Hayat.
    • La confection et l’édition d’un livre d’hommage à Marcel Conche : la réussite de la journée organisée par l’Appep le 28 mars 2015, « Hommage à Marcel Conche », a suggéré à Nicolas Franck et Gérard Schmitt la passionnante et lourde tâche de collecter en un livre tous les articles écrits par Marcel Conche en notre revue depuis 1950. L’auteur célébré a d’ailleurs donné son accord de principe à un tel projet et a même fourni à Gérard Schmitt des dossiers comprenant les polémiques que ses articles ont pu susciter. Le livre doit être distinct de la revue et Gérard Schmitt va prospecter pour trouver un éditeur.

Outre leur intérêt propre, ces trois projets ont en commun, par des voies différentes, d’assurer à l’Appep un maximum de visibilité, ce qu’elle mérite bien ! Aussi ont-ils été approuvés par le Comité.

 

À PROPOS DE L’ATTRIBUTION DE L’EMC EN CLASSE TERMINALE.

Il faut comprendre, nous explique Nicolas Franck, que la revendication, exprimée par les professeurs de philosophie, de la charge des heures d’EMC en classe terminale s’inscrit dans la durée : ainsi, la rentrée prochaine verra-t-elle la mise en œuvre d’un enseignement seulement décidé dans l’urgence, provisoire et donc appelé à être modifié, notamment quant à son attribution aux disciplines – cette perspective ouverte est en conformité complète avec ce que pense la DGESCO. Or, il est manifeste, et cela doit être répété publiquement, lors des commissions d’entente du baccalauréat par exemple, que le Ministère a la garantie qu’un professeur de philosophie, à la différence de tout autre, assurera effectivement ce nouvel enseignement et n’utilisera pas, comme cela a pu être le cas avec l’ECJS, les heures dédiées à l’EMC pour terminer ou étoffer un programme complètement hétérogène : le programme de l’EMC est, sans hiatus, dans le prolongement du programme de notions définissant l’enseignement philosophique en classe terminale de lycée.

 

À PROPOS DE LA SUITE DONNÉE A L’ACTION UNITAIRE EN FAVEUR DU DÉDOUBLEMENT DES HEURES DANS L’ENSEIGNEMENT EN SÉRIES TECHNOLOGIQUES.

Le groupe « philosophie » du Snes, par la voix de Jean-François Dejours, a demandé à Nicolas Franck, de façon pressante parce qu’ordonnée à la date ultime de la fin du mois de juin, de reprendre le travail, engagé l’an dernier au nom du « groupe des 8 » (associations professionnelles et majorité des syndicats), pour élaborer un questionnaire concernant notre enseignement. Or, de ce groupe il ne subsiste plus aujourd’hui que le Snes et l’Acireph. Dans ces conditions, l’on ne voit pas comment l’Appep – qui a vocation à rassembler tous les collègues, qu’ils soient syndiqués ou pas et où qu’ils le soient – pourrait accepter la reprise d’un travail devenu faussement commun. En revanche, l’Appep se déclare prête à s’associer à l’action nationale proposée par le Snes pour obtenir les dédoublements réels en séries technologiques, la 4e heure en S – une belle évolution des revendications du Snes sur ce point ! –, le rejet des classes mixtes (L/ES ou ES/S). À la crainte, exprimée par Jean-Louis Lanher, que l’Appep ne se trouve marginalisée par la première décision, Nicolas Franck rétorque que la deuxième décision, guidée exclusivement par la considération des conditions faites à notre enseignement, montre clairement l’indépendance sereine et constructive de notre association.

 

L’AGENDA DE NOTRE ASSOCIATION :

    • Le 26 septembre pour la prochaine réunion du Bureau.
    • Le 14 ou le 21 novembre pour le colloque sur l’enseignement du fait religieux.
    • Le 5 décembre pour notre Assemblée Générale.

Le président clôt la séance en adressant des remerciements à chacun pour sa participation au Comité.

L’ordre du jour était très chargé mais la détermination des participants sous la conduite inflexible du président a permis d’en tenir les exigences : réunion ininterrompue de 14 h à 18 h 10 ! – ce que, au sortir de notre assemblée, Pierre Hayat résuma avec ferme conviction : « ce fut une bonne réunion de travail ».