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Communiqué sur les Rencontres philosophiques de Langres

 

Portant chaque année sur une notion au programme des classes terminales, les Rencontres philosophiques de Langres s’imposent, par la qualité scientifique d’un cycle de conférences, comme un élément important du dispositif de la formation continue. Elles représentent pour notre discipline l’équivalent des journées de Blois pour l’histoire. Elles sont également une occasion d’approfondir la réflexion de chacun sur la manière dont il conçoit son enseignement. Cette année, la notion retenue est la religion. Ce choix recoupe une préoccupation de l’APPEP : la considération objective du fait religieux doit être au cœur de tout travail en classe portant sur la religion notamment dans le cadre de l’EMC.

Mais les modalités d’organisation de ces Rencontres entrent en contradiction avec le rayonnement auquel elles doivent légitimement prétendre, en pouvant malheureusement donner l’impression qu’elles servent de caution à une diminution constante des moyens accordés à la formation continue. L’annonce en a été faite, par voie de mail académique, en pleine période de correction du baccalauréat, à un moment où les collègues ne sont pas disponibles pour se projeter vers l’année scolaire suivante. Elles n’ont été l’objet d’aucune publicité dans les établissements. Quelques heureux élus sont certes désignés par leur IPR pour participer à ces Rencontres, mais leur tenue programmée du jeudi 1er octobre à 14 h au samedi 3 obère la possibilité d’y prendre part pour ceux qui auraient omis de demander un ordre de mission et qui ne peuvent pas reporter leurs cours. Quant à ceux qui auraient pensé à se munir de ce sésame, ils doivent néanmoins, comme les précédents, financer eux-mêmes leur déplacement et leur séjour.

Dans un communiqué du 8 octobre 2011, l’APPEP dénonçait « une conception qui sépare l’enseignement universitaire de l’enseignement secondaire, les chercheurs des enseignants, ceux qui ont constitué le savoir de ceux qui le transmettent ». Elle se félicite des progrès accomplis à son initiative depuis 2013 puisque des professeurs du Secondaire animent désormais des séminaires parallèlement aux conférences proposées par leurs collègues universitaires. Il faut maintenant conduire cette évolution positive à son terme.

L’APPEP demande donc que ces Rencontres soient annoncées avant la période de correction du baccalauréat et qu’une publicité à la hauteur de l’événement en soit faite. Mais, soucieuse de l’unité de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur, elle demande aussi que les modalités d’élargissement de leur audience soient discutées et négociées en toute transparence selon un processus associant à égalité les professeurs enseignant à ces deux niveaux.

Paris, le 11 octobre 2015