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Comité national du 26 mai 2018

Rédaction du compte rendu : Audrey Pomarès 

Présents : Valerie Bonnet; Didier Bregeon; Karine Cardinal; Alain Champeix; Henri Dilberman; Bernard Fischer; Julien Fonollosa; Nicolas Franck;  Pierre Hayat ; Jean Louis Lanher;  Bertrand Nouailles; Marie Perret; Simon Perrier; Audrey Pomarès; Gérard Schmitt; Patricia Verdeau ; Pierre Windecker.

Excusés : Jean-Pierre Carlet ; Stéphane Clerjaud ; Alexandre Lepezel ; Nicolas Forest ; Arnaud Lalanne.

 

1- BILAN D’ACTIVITÉ DES RÉGIONALES

À Lyon, Julien Fonollosa nous informe que deux assemblées générales ont eu lieu. Elles ont porté en particulier sur la réforme du baccalauréat et ont donné lieu à une communication. Nous nous réjouissons, avec lui de la très belle réussite des 24 h de la philosophie auxquelles les professeurs ont fait bon accueil et qui a reçu le soutien de l’inspecteur, du doyen de l’université. En ce qui concerne l’organisation de l’événement, les 5 équipes qui se sont préparées toute l’année dans leurs lycées respectifs ont composé dans la bibliothèque universitaire de 9 h à 14 h ; quant aux leçons, elles se sont déroulées de 14 h 30 à 17 h 30. Comme en témoigne Jean-Louis Lanher, qui faisait partie du jury, les prestations orales des élèves ont donné lieu à des leçons construites et intéressantes manifestant l’implication des élèves et des professeurs qui les ont préparés toute l’année. À la question de savoir si l’organisation s’est avérée lourde, J. Fonollosa indique qu’elle n’a pas été trop importante, mais souligne néanmoins que la distance qui sépare les lycées du lieu d’organisation de l’événement peut constituer une difficulté. Les 24 h de la philosophie sont à pérenniser et un compte rendu détaillé de l’organisation de l’événement sera rédigé prochainement.

À Caen, Didier Bregeon nous informe que trois réunions se sont tenues, orientées principalement autour de la réforme du baccalauréat et des préoccupations qu’elle suscite. Lors de ces concertations, l’inquiétude croissante a cependant contrasté avec la mobilisation plutôt faible des collègues. Se pose alors la question de savoir comment inventer de nouvelles manières de se mobiliser. Un échange avec les universitaires s’est engagé au sujet de la filière littéraire et des craintes que sa disparition engendre ; aucune rencontre à ce sujet n’a cependant eu lieu. D. Bregeon indique que la liste de diffusion de la Régionale de Caen fonctionne et se montre très utile aux collègues. À propos de la trésorerie de la Régionale, la possibilité de faire appel à une banque différente pour la gestion du compte est évoquée à cause d’un coût de revient trop élevé.

À Toulouse, Patricia Verdeau indique que la fréquentation est souvent faible lors des réunions organisées par la Régionale. Afin de remédier à cela, des partenariats sont engagés, par exemple avec la société toulousaine de philosophie avec la collaboration de laquelle une journée autour de la pensée de Leibniz a été organisée. En collaboration avec le master MEEF de philosophie, une étudiante a également pu présenter une réflexion sur les expériences de pensée. La Régionale a également entrepris un travail d’archivage de conférences.

À Paris-Créteil-Versailles, Marie Perret signale qu’une audience auprès du Doyen de l’Inspection générale de philosophie à propos de certains dysfonctionnements dans l’académie de Paris a donné lieu à un échange fructueux. Concernant l’audience auprès du directeur du SIEC au sujet du baccalauréat, dont le compte rendu est disponible sur la page internet de la Régionale de Paris, M. Perret rapporte que le SIEC souligne la qualité et la grande utilité du rapport sur le baccalauréat établi par l’APPEP à partir du questionnaire portant que la session 2017. Il offre, en effet, une perspective sur le déroulement d’une session du bac et des témoignages concrets. Certains problèmes au sujet de l’organisation matérielle du nouveau baccalauréat sont abordés. Si l’épreuve de philosophie se déroule en juin et que les épreuves de spécialités sont maintenues au printemps, ne faut-il pas craindre un fort taux d’absentéisme à la fin de l’année et lors des épreuves ? Un problème se pose aussi pour les candidats libres : quand devront-ils passer leurs épreuves ? En ce qui concerne les 24 h de la philosophie, M. Perret regrette que son organisation dans l’académie de Paris n’ait pas pu être menée à son terme, mais souligne un contexte encourageant pour l’année prochaine.

À Bordeaux, Valérie Bonnet nous apprend qu’une journée d’étude a été organisée au lycée Bertrand-de-Born à Périgueux, en juin 2017 sur le thème « Enseigner la philosophie hier, aujourd’hui et demain ». En 2017, se sont également tenues deux journées de rencontre du secondaire et du supérieur, en partenariat avec l’Université Bordeaux-Montaigne et le Rectorat : au mois de janvier, une série de conférences sur les thèmes « l’existence, l’État », qui n’avait pu se tenir en 2016, et au mois décembre, une journée sur les thèmes « l’interprétation, le vivant ». Ces conférences ont eu un vif succès auprès des collègues enseignants qui se sont déplacés nombreux. La journée d’étude s’est prolongée par l’assemblé générale de la Régionale qui, contrairement aux conférences, n’a malheureusement pas mobilisé autant de personnes. Le prochain rendez-vous de ces rencontres aura lieu en décembre 2018 et portera sur les thèmes « L’art, la théorie ». Une journée d’étude, autour de l’animalité, organisée par la Régionale, se déroulera aussi le 15 juin 2018 au lycée Bernard Palissy d’Agen. Le Comité décide d’accorder 200 euros à la Régionale de Bordeaux pour l’organisation de cet événement. En outre, à la suite de la pétition intersyndicale concernant le rapport du baccalauréat, la Régionale a été entendue par la DEC au mois de septembre. Il s’agissait d’insister sur l’importance de la mention des copies tests dans les convocations adressées aux professeurs qui corrigent les épreuves du baccalauréat, sur la nécessité d’un temps de correction suffisant, ainsi que d’une répartition plus juste des copies entre les correcteurs.

À Clermont-Ferrand, Bertrand Nouailles nous informe que l’assemblée générale de la Régionale s’est déroulée comme chaque année en juin à la suite de la réunion d’entente des corrections du baccalauréat et a réuni une vingtaine de personnes. Une assemblée générale s’est également tenue en février autour de la réforme du baccalauréat, où étaient présents quelques enseignants du secondaire ainsi qu’un petit nombre d’étudiants préparant l’agrégation. Les collègues de l’Université n’ont pu être présents, mais ils ont néanmoins fait parvenir un texte exposant leurs positions. Dans le cadre de l’exposition « Lame des chevaliers » à Riom, au Musée Mandet, une conférence a été organisée sur le thème : « La guerre vue par les philosophes du moyen-âge ». Le site de la Régionale, la page facebook, ainsi que la liste de diffusion du Bureau permettent une information très régulière et large au sujet des activités de l’association. Cette liste de diffusion est l’occasion pour les collègues de saluer le travail de l’APPEP, et quelques conversations s’y sont engagées autour de la réforme. Pour les projets à venir, la Régionale veut mettre en place un Cinéma Philo ainsi que les 24 h de la philosophie.

À Montpellier, Karine Cardinal, nous fait savoir que la réunion annuelle de l’association s’est déroulée, comme à son habitude, fin juin. La matinée s’est articulée autour d’une conférence de Jean François Lavigne et a été suivie d’une discussion et d’un repas. Concernant les épreuves et les corrections du baccalauréat, la Régionale de Montpellier est en lien avec le Rectorat et l’inspectrice. Enfin, K. Cardinal rapporte les questions de quelques collègues qui s’interrogent sur le fonctionnement des prises de décisions du Bureau national. Dans cette direction, une proposition est faite par N. Franck qui consisterait à rédiger des comptes rendus intermédiaires permettant de restituer les discussions du Bureau lors des échanges de mails, puisque ceux-ci sont devenus quasi quotidiens. Il s’agirait ainsi de mettre en avant, pour les discussions importantes et en particulier celles donnant lieu à des propositions ou des prises de positions, les arguments, questions, et hésitations majeures. De l’avis général, l’intérêt de ces comptes rendus apparaît indéniable, mais ils sont jugés trop difficiles à mettre en place. Les réduire à un simple relevé de décision les rendrait par ailleurs inutiles. L’idée est donc pour le moment écartée.

À Orléans-Tours, Alain Champseix nous annonce qu’une assemblée générale de reprise d’activité allait avoir lieu.

À Grenoble, Nicolas Forest, nous a informé qu’une communication régulière assure à la Régionale une certaine visibilité au sein de l’académie, grâce à sa liste de diffusion (qui comporte des adhérents et des non-adhérents) et, plus ponctuellement (deux ou trois fois par an), grâce à une lettre d’information envoyée à tous les établissements. Les professeurs sont ainsi tenus informés de l’activité de l’association, de ses positions, de l’actualité nationale, mais aussi d’événements locaux. Si cette communication semble appréciée, elle ne suffit cependant pas pour susciter un véritable échange ou donner envie de se rendre à l’une des trois réunions qui sont organisées au cours de l’année, à Grenoble ou Chambéry, et qui restent peu fréquentées. Il est à noter que la tenue d’une des réunions dans les locaux de l’Université grenobloise a inauguré un rapprochement heureux et fécond entre les enseignants du Lycée et ceux de l’Université. Par ailleurs, la Régionale est associée à l’organisation des Rencontres philosophiques d’Uriage et à un cycle de conférences en partenariat avec l’Université de Chambéry. Concernant l’organisation du baccalauréat, la Régionale continue d’être vigilante. Celle-ci s’annonce cependant semblable aux années précédentes, du moins sur le plan du calendrier, conforme à nos demandes (remise des copies, saisie des notes…).

À Strasbourg, Stéphane Clerjaud, nous a fait savoir que la Régionale a diffusé aux collègues de l’académie tous les communiqués du Bureau national. Une réunion a également été organisée en mars. Les collègues y ont témoigné une grande inquiétude concernant l’avenir de notre enseignement, notamment quant à la disparition de la série L et l’absence de visibilité du choix des élèves en faveur de la spécialité « Humanité, littérature, philosophie » (HLP). S. Clerjaud veut également continuer à organiser des rencontres autour de livres récemment publiés par des collègues (notamment du supérieur) puisqu’il n’en manque pas ! Il exprime, en outre, son souhait de voir d’autres collègues s’engager dans l’animation de la Régionale afin de la redynamiser.

 

2- LA RÉFORME DU BACCALAURÉAT ET DU LYCÉE

Concernant la réforme du baccalauréat et du lycée, ainsi que le souligne N. Franck, la situation n’est pas bonne pour notre discipline ; nous sommes plutôt isolés et l’on regrettera, pour ne citer que cet exemple, que les universitaires, même pour les Assises de l’enseignement de la philosophie, restent très en retrait.

Le président rappelle la proposition que l’APPEP avait faite, après la présentation du projet de réforme, de conserver trois spécialités en terminale au lieu de deux. Cette idée, qui permettrait tout à la fois de limiter les effets de la concurrence entre les dsiciplines, d’éviter une perte d’élèves due à l’abandon de la spécialité en terminale et d’assurer une continuité au sein de l’enseignement de la philosophie, n’est toutefois pas entendue par l’instance décisionnaire. Deux questions se posent alors : 1/Comment permettre aux élèves de bénéficier d’un enseignement de la philosophe suffisamment consistant ? 2/Peut-on éviter que la spécialité « Humanités, littérature et philosophie » ne soit délaissée par les élèves ?

Pierre Hayat indique que bon nombre de collègues ne sont pas du tout convaincus par l’enseignement de spécialité HLP. Cet enseignement pose en effet plusieurs problèmes. Tout d’abord, les professeurs de philosophie et de lettres vont devoir travailler ensemble et chercher à articuler leur cours, ce qui va s’avérer difficile. Ensuite, il est clair que l’articulation de l’enseignement de tronc commun et de la spécialité va être très ardue, voire impossible. En effet, certains élèves de terminales, qui découvriront cette nouvelle discipline, se retrouveront en tronc commun avec des élèves qui auront déjà fait un an de philosophie. En outre, le caractère disciplinaire de l’enseignement de la philosophie est menacé.

Aussi, toujours au sujet de la spécialité HLP, il est apparu nécessaire de réfléchir à la proposition faite par le CSP dans sa Note d’analyses et de proposition sur les programmes du lycée et sur les épreuves du baccalauréat, d’un programme comportant des objets communs à l’enseignement des lettres et de la philosophie et aux problèmes que cela implique. Il est manifeste que cette solution d’un programme commun, à laquelle l’APPEP ne se disait pas hostile lors de son audition par le CSP le 21 mars 2018ne peut, en l’état actuel,que nuire à la préservation de la singularité disciplinaire de la philosophie. En effet, elle n’est nullement assortie, ainsi que nous l’avions demandé, de l’assurance de la présence de la spécialité dans tous les établissements, ainsi que de la garantie d’épreuves et de corrections séparées. Comme l’indique M. Perret, dans la mouture actuelle, la solution d’un programme commun nuit à la bi-disciplinarité de la spécialité. Dans de telles circonstances et face à la nécessité où nous sommes à présent de dénoncer les risques d’un programme commun, M. Perret met en garde contre le risque d’une incompréhension de la part des collègues ; il se pourrait, en effet, que l’on considère que nous revenons sur une décision passée. Quoiqu’il en soit, comme le soutient avec fermeté P. Hayat, l’avenir de la philosophie est si menacé qu’il ne faut aucunement reculer devant le fait de dénoncer les risques d’un tel enseignement. En l’occurrence, s’abstenir de revenir sur une proposition passée dès lors détournée de son intention initiale pourrait constituer une infidélité plus grande encore, mettant en danger l’autonomie et la liberté de notre enseignement.

Pierre Windecker ainsi que P. Verdeau s’accordent pour dire qu’il faudrait examiner la possibilité d’un enseignement facultatif de philosophie à l’image des « mathématiques expertes » ou du « DGEMC » et qui constituerait un approfondissement de l’enseignement de tronc commun dans un domaine spécifique : épistémologie, art, sciences sociales ou politiques. Cette proposition est pour le moment écartée dans la mesure où, comme le souligne N. Franck, elle ne pourra pas être entendue et qu’elle supposerait de multiplier les programmes de philosophie.

B. Nouailles indique que dans le cas d’objets communs pour cet enseignement, il serait judicieux d’utiliser le programme afin de mobiliser les élèves et de les intéresser. Dans tous les cas, pour A. Champseix, la spécialité HLP ne peut espérer satisfaire les professeurs de philosophie qu’à condition d’être une spécialité nationale enseignée sur deux ans. Pas question, donc, de consentir à ce que les élèves l’abandonnent en terminale. Dès lors, Agathe Richard attire notre attention sur les difficultés propres au calendrier du baccalauréat ainsi que le faible coefficient accordé à la philosophie pour les épreuves du futur bac. En effet, les épreuves de spécialités auront lieu au printemps alors que la philosophie et le grand oral se dérouleront en juin. Les élèves risquent donc de déserter les cours de philosophie en fin d’année. Quant au coefficient, la philosophie ne comptera plus que 8 % du bac général et 4 % du bac technologique.

M. Perret pose finalement la question suivante : pourrions-nous nous considérer satisfaits avec quatre heures en tronc commun et un enseignement de spécialité disciplinaire ? Nous nous accordons pour dire que beaucoup de problèmes resteraient encore à régler et que cela ne compenserait nullement la perte de l’enseignement approfondi et suivi que nous pouvons conduire avec nos classes de terminales L. Deux actions proposées, la première par N. Franck, la seconde par M. Perret sont alors retenues : 1/Consulter les collègues sous forme de questionnaire au sujet de la réforme et plus précisément de la spécialité HLP afin qu’ils puissent exprimer leurs craintes et faire part de leurs propositions. 2/Demander une nouvelle fois à être reçu par le CSP afin de recevoir des éclaircissements sur la Note de mai. L’occasion se présenterait à nouveau de réaffirmer nos demandes principales : la nécessité d’un cadrage national conforme au caractère bi-disciplinaire de la spécialité ainsi que l’assurance d’une spécialité présente dans tous les lycées.

 

3- LES ASSISES DE LA PHILOSOPHIE

N. Franck regrette que l’organisation des Assises de la l’enseignement de la philosophie reste pour l’instant encore très indéterminée.

 

4- LE QUESTIONNAIRE DU BACCALAURÉAT

La nouvelle mouture du questionnaire sur le baccalauréat pour l’année 2018-2019 est présentée par B. Nouailles qui propose de se charger cette année de la rédaction du rapport, avec l’aide d’A. Pomarès. À l’excellent questionnaire confectionné l’année passée par P. Hayat sont ajoutées deux questions concernant la nouvelle épreuve de STHR et le déroulement de l’épreuve de spécialité proposé dans le projet de réforme à venir de l’examen. Des amendements sont apportés, le questionnaire est validé par l’ensemble du Bureau.

 

5- LA DISTRIBUTION DU HORS-SERIE : PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE. ENTRER DANS LE MÉTIER ET LA PRÉPARATION DE L’EDITION 2019

N. Franck distribue des exemplaires du numéro hors-série de la revue afin que les membres du Bureau les distribuent aux nouveaux collègues de leurs académies respectives. Une version électronique est envisagée pour l’édition 2019 avec de nouveaux articles. Cela permettra des économies substantielles et permettra au hors-série d’atteindre plus facilement ses destinataires. 

 

6- QUESTIONS DIVERSES

N.Franck regrette que le nouveau site de l’APPEP ne soit pas encore disponible et espère une mise en service prochaine.

Nous saluons le grand travail de numérisation qu’a réalisé G. Schmitt pour la revue sur l’ensemble des numéros depuis 2004. Il nous invite à prolonger son travail de nos efforts en amont de 2004.

Concernant le Prix lycéen du livre de philosophie, N. Franck annonce que 1220 élèves, représentant 66 lycées, ont voté pour l’édition 2018. L’ouvrage de Francis Wolff, Il n’y a pas d’amour parfait (Fayard, 2016) a remporté 55% des voix. La sélection 2019 sera très bientôt publiée.

Pour terminer, B. Nouailles présente le projet d’un accord avec une revue brésilienne de philosophie et la possibilité d’un échange d’article.