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Appel à contributions pour la rubrique « le métier »: Que peut apporter l’enseignement philosophique à l’EVARS (éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) ?

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Depuis septembre 2025, les programmes d’EVARS[1] prévoient pour toutes les classes de l’enseignement secondaire la mise en œuvre de six heures annuelles d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Si certains points doivent être pris en charge par des professionnels de la santé, d’autres peuvent être traités par les professeurs dans différentes disciplines. La philosophie, parce qu’elle fait réfléchir les élèves sur le désir, la liberté, le plaisir ou encore le respect, semble particulièrement concernée. Que peut apporter l’enseignement philosophique à la mise en œuvre de l’EVARS ?

 

La rubrique « Le métier » de la revue L’enseignement philosophique vous propose de partager une pratique pédagogique dans laquelle la philosophie contribue à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle ou de mener une réflexion sur les manières dont l’enseignement de la philosophie peut en affronter les enjeux.

 

On pourrait s’en tenir au constat que la philosophie participe à l’EVARS par principe et implicitement, en ce qu’elle exerce la capacité des élèves et des étudiants à « savoir penser de façon critique pour faire des choix responsables ». Mais elle peut sans doute y contribuer plus positivement. La créativité des professeurs qui s’y sont déjà engagés en témoigne : les séances d’enseignement philosophique dans lesquelles sont réfléchies les notions relatives à la vie affective, relationnelle et sexuelle suscitent un vif intérêt chez les élèves et les étudiants.

 

Quelques pistes :

 

– Comment aborder l’EVARS dans le programme de HLP ? Le thème « Histoire et violence » du programme d’HLP est-il l’occasion de réfléchir aux violences sexistes et sexuelles ? Aux discriminations ? Aux violences familiales ? La thématique « La recherche de soi » se prête-t-elle à des articulations philosophie / EVARS ?

 

– En enseignement de tronc commun, quelles notions, distinctions, exemples, repères des programmes de terminale sont à privilégier pour réfléchir à l’altruisme et à l’égoïsme, au consentement véritable et vérifiable ou à la prostitution des mineurs, dont s’inquiètent les pouvoirs publics ? Comment traiter philosophiquement de la pornographie dont 12 % des consommateurs via les sites internet sont des mineurs[2] ? Comment la philosophie répond-elle aux discours masculinistes auxquels sont massivement exposés élèves et étudiants sur les réseaux sociaux ?

 

– Cette sensibilisation aux enjeux de la vie affective, relationnelle et sexuelle doit-elle se limiter au secondaire ? Comment la formation portant sur les discriminations et les violences sexistes et sexuelles est-elle, ou devrait-elle selon vous, être intégrée aux cursus des classes préparatoires et de l’Université, et quel peut être l’apport de la philosophie à ce type de formation ?

 

– Peut-on mettre en œuvre des savoir-faire pédagogiques, des « arts d’enseigner », qui seraient sur ce point plus efficaces que d’autres ?

 

Les consignes éditoriales pour la présentation des articles peuvent être consultées ici. Les contributions, d’une longueur comprise entre 5000 et 30 000 signes, espaces et notes comprises, devront être adressées au secrétariat de la revue (revue@appep.net) au plus tard le 15 décembre 2026

[1] Voir https://www.education.gouv.fr/bo/2025/Hebdo6/MENE2503064A.

 

 

[2] Voir https://www.arcom.fr/se-documenter/etudes-et-donnees/etudes-bilans-et-rapports-de-larcom/frequentation-des-sites-adultes-par-les-mineurs.