Réunion du 4 octobre 2001
Réunion du 23 octobre 2001
Réunion du 13 décembre 2001
COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DU 4 OCTOBRE 2001 La Commission a commencé à examiner les problèmes que peut poser la mise en oeuvre du nouveau programme.
Elle a entamé (et elle poursuivra lors d'une séance de travail prévue pour le 23 octobre prochain) une phase de réflexion destinée à préparer l'étape où, avant de mettre au point ses conclusions, elle recueillera l'avis des professeurs sur cette mise en úuvre. Ce recueil se fera selon deux modalités :
1. Rencontres avec des professeurs lors de réunions interacadémiques qui se dérouleront au mois de novembre ;
2. Lecture et analyse des observations qui pourront être présentées (individuellement ou collectivement) par tous les professeurs et qui seront adressées notamment à une adresse électronique dédiée à la Commission (commission.philo@ldt.proto.education.gouv.fr).
D'ici le mois de novembre, la Commission se propose d'identifier (en tenant compte notamment des résultats de la consultation effectuée l'an dernier) les points sur lesquels le dialogue avec les professeurs doit maintenant porter.
1. La Commission a ainsi examiné les problèmes qui se posent à propos du choix des notions à retenir pour composer un programme de philosophie qui soit équilibré, élémentaire et "faisable" dans les classes terminales. Elle a discuté principalement de l'intérêt qu'il y aurait à prendre en considération l'organicité de l'ensemble plutôt que le simple dénombrement des notions.
2. La Commission a examiné également la question de l'articulation entre une liste de notions et une liste d'auteurs. Elle a le souci d'éviter que la possibilité d'étudier certaines oeuvres d'auteurs pourtant inscrits sur la liste ne soit dans la réalité limitée par certaines absences dans la liste des notions. Elle se demande de plus s'il n'est pas souhaitable, quand on tient compte des conditions dans lesquelles se passe l'oral du baccalauréat, de limiter la liste des auteurs à qui sont empruntés les textes présentés par les candidats (tout en maintenant entière la liberté des professeurs quant au choix des auteurs qu'ils étudient dans leur cours).
3. Enfin, l'examen des conditions de composition d'une liste de notions satisfaisante a conduit à aborder le problème de ses relations avec les questions d'approfondissement (qui ont été rendues facultatives pour la présente année scolaire, au terme de laquelle aucun sujet de baccalauréat ne portera sur elles). Cette situation ouvre diverses possibilités dont l'étude a été seulement abordée : au-delà de l'année en cours, est-il souhaitable ou non de réintroduire ces questions ? Quels en seraient les avantages et les inconvénients ? Si ce n'est pas sous leur forme actuelle, y a-t-il lieu d'en changer le contenu, ou de le conserver, mais sous une autre forme, et laquelle dans ce dernier cas ? La prochaine réunion sera consacrée à la poursuite de l'examen de ces possibilités.
© Ministère de l'Éducation nationale/Direction de l'enseignement scolaire - 17 octobre 2001
COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DU 23 OCTOBRE 2001 Avant de reprendre l'examen des questions abordées dans sa précédente séance, la Commission a étudié l'organisation des rencontres interacadémiques. Ces rencontres (dont on peu ici consulter le détail) se dérouleront sur trois semaines à partir des 19 et 20 novembre 2001.Au nombre de six, et à raison d'une centaine de professeurs par rencontre, elles permettront aux membres de la Commission de recueillir les avis d'une partie significative des professeurs enseignants en classe terminale des séries générales, puisqu'elles toucheront environ 600 d'entre eux. Le meilleur équilibre possible sera recherché entre les différentes types d'établissements. Il importe toutefois de rappeler que, à côté des rencontres, tous les professeurs sont en mesure de faire connaître, individuellement ou collectivement, leur avis à la Commission en le faisant parvenir à son adresse électronique (commission.philo@ldt.proto.education.gouv.fr). Des difficultés techniques ont retardé la mise en service de cette adresse mais la Direction de l'enseignement scolaire vient d'y remédier.
La Commission a ensuite repris l'examen des conditions de mise en uvre du nouveau programme à partir du point atteint dans sa précédente séance. S'agissant des questions d'approfondissement, elle s'attachera à prendre connaissance des raisons pour lesquelles elles sont selon les cas traitées ou non cette année. Dans l'hypothèse où il serait préférable de ne pas les maintenir dans le programme au-delà de l'année en cours, elle envisage la possibilité d'en conserver le contenu en l'intégrant à la liste des notions.
En ce qui concerne la liste des auteurs, elle se demande si la disparition de l'astérisque ne serait pas source de difficultés à l'oral du baccalauréat : ne serait-il pas souhaitable, dans le cas où cette analyse serait partagée par les enseignants, de revenir à son usage, étant entendu que le professeur resterait libre du choix des auteurs étudiés dans son cours ? Il ne reviendrait pas à la Commission de déterminer les auteurs à astérisque, mais elle pourrait proposer au Groupe d'experts sur les programmes de philosophie de le faire dans le cadre d'une fourchette qui resterait à fixer (15 à 20 ?).
La Commission est enfin revenue sur la liste des notions. A cette étape de son travail, elle ne pouvait envisager que les questions les plus générales que pose cette liste. Il y a lieu de se demander d'abord comment elle est interprétée par les professeurs, et notamment si elle est interprétée de façon comparable par tous. Sa présentation qui recourt parfois à des notions isolées, parfois à des notions regroupées sur une même ligne pourrait être revue de façon à éliminer le plus possible de difficultés d'interprétation. De même conviendrait-il sans doute de renforcer l'organicité de l'ensemble de manière à obtenir un programme qui ne comporte rien d'implicite. Enfin, il serait bon de tenir compte de la nécessité de respecter le niveau élémentaire requis dans les classes terminales. Quant au souci souvent exprimé de parvenir à une meilleure détermination du programme, la Commission se demande s'il ne faudrait pas chercher à le satisfaire dans les documents d'accompagnement. On pourrait envisager d'associer aux notions deux types de fiches : des fiches bibliographiques, et des fiches d'orientation qui proposeraient non pas des schémas de cours, mais un premier repérage des principales zones de difficultés liées à chaque notion. Ces documents n'auraient en aucun cas valeur obligatoire ; ils essaieraient seulement d'apporter à chacun des moyens de réflexion.
La Commission a conscience que beaucoup de points restent à explorer. Elle espère que, soit dans les réunions, soit par courrier, les professeurs de philosophie lui apporteront leur concours.
© Ministère de l'Éducation nationale/Direction de l'Enseignement Scolaire - 12 octobre 2001
COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DU 13 DECEMBRE 2001 La dernière réunion de la commission de suivi s'est tenue le jeudi 13 décembre. M. Pariente, Président de la Commission, a formulé les conclusions qui se dégagent des 6 rencontres inter-académiques tenues aux mois de novembre et de décembre et préparées par les premières réunions de la commission.
Ces rencontres ont réuni environ 500 collègues (sur les 600 prévus). Les débats se sont déroulés dans un esprit constructif en dehors de tout esprit partisan. Ces conclusions vont donner lieu à un rapport écrit qui sera présenté à la prochaine réunion de la Commission (mardi 15 janvier) et transmis alors au groupe d'experts présidé par M. Fichant pour une nouvelle réflexion sur les programmes. Les points importants sont les suivants :
- Les collègues demandent, à l'unanimité, le retour aux anciens horaires, en particulier pour les classes terminales S (ce point ne relève pas de la compétence de la commission, mais celle-ci en fera néanmoins état) ;
- Un large refus s'est exprimé au sujet des questions d'approfondissement : ce refus porte moins sur le contenu de ces questions que sur le principe et la forme même de ces questions ;
- Au sujet du programme des notions, les collègues souhaitent un programme donnant lieu à une plus grande lisibilité. Ils soulignent l'opposition, qui n'est pas formelle, entre la présentation générale des notions ("L'articulation des notions entre ellesrelève des choix philosophiques et pédagogiques de l'enseignant") et leur énoncé réel. A titre d'exemple : faut-il aborder le point "La morale le droit et la politique" sous l'angle de l'articulation entre elles des notions, ou bien convient-il d'aborder chacune de ces notions pour elle-même ? La question peut paraître formelle, elle ne l'est cependant pas du point de vue de l'investissement horaire et, surtout, du point des sujets du baccalauréat. L'abandon des questions d'approfondissement, s'il est confirmé, impose la reprise des notions présentes dans ces questions (ex. la religion) dans le programme lui-même. Les collègues souhaitent aussi que le programme de philosophie des classes terminales porte sur les aspects les plus importants de l'expérience humaine. Ils regrettent la présentation trop schématique et allusive de la partie épistémologique et souhaitent la reprise de notions cardinales (mathématiques, physique). La disparition de toute référence à la métaphysique, qui devrait rester présente dans toutes les séries, paraît choquante : c'est en quelque sorte la disparition de la signature de notre discipline. Ils ne veulent pas que s'établisse une corrélation trop étroite entre le programme et une série : rien ne garantit qu'un élève de telle série s'engage ultérieurement dans une voie à laquelle cette série prépare. Ils estiment enfin qu'il n'y a pas de corrélation mécanique entre le nombre de notions au programme et l'allègement, jugé nécessaire, du programme.
- Les commissions des diverses rencontres se sont majoritairement (17 sur 19) prononcées pour des astérisques à mettre à certains auteurs de la liste. Deux commissions sont restées réservées à Bordeaux.
- Les collègues se sont enfin prononcés favorablement pour des actions d'accompagnement accrues, à condition, bien entendu, que ces actions échappent à toute méthode d'autorité et soient présentées hors programme. Ces actions, transmises par voie électronique, devraient porter sur les méthodes d'évaluation et de notation des copies, sur des analyses de notionsCes actions semblent pouvoir constituer une réponse partielle à la question de la détermination des notions et, conjointement, à celle de la formulation des sujets du baccalauréat. La DESCO s'engage par ailleurs à favoriser sur le terrain, dans les Académies, l'accès libre aux actions de formation.Telles sont les conclusions que les rencontres avec les collègues ont permis de dégager. M. J.P. de Gaudemar a tenu à souligner l'intérêt de ces conclusions. Il a exprimé son vif souhait de voir se rétablir entre les professeurs de philosophie un esprit der communauté et de sérénité.
La réunion s'est terminée par un tour de table qui a permis de conforter les conclusions présentées par M. Pariente.Metz, le 23-12-2001
Bernard Fischer