Régionale d'Orléans-Tours
Compte-rendu de la réunion du 18/10/2003

 

 

 

1) Problème des adhésions
Régulièrement convoqués, on ne peut dire de nos adhérents (ou d'autres, invités tout autant) qu'ils se sont précipités en masse à cette réunion. Cette remarque introduit une des questions qui doit travailler notre association, celle de la baisse du nombre d'adhérents. Bien sûr, quant à cette réunion, il y a des causes particulières qui relativisent le sens et la portée de ces absences. Il ne nous faut pourtant pas avoir peur d'affronter un problème qui ne peut être réduit à cela.
La Régionale d'Orléans-Tours, pour la prendre en exemple d'un problème qui est à l'échelle de notre association dans son ensemble, partie d'une soixantaine d'adhérents à sa refondation, en a rapidement perdu un grand nombre pour stagner autour de 35 adhérents depuis environ 7 ans (38 cette année). Toutes les démarches nécessaires sont entreprises, par tous les moyens possibles, à toutes les occasions possibles, pour inviter nos collègues à l'adhésion. On peut espérer que ces démarches porteront peu à peu leurs fruits, mais ne croire qu'en cela serait insuffisant.
Bien sûr, nous pouvons nous rassurer de diverses manières qui ne sont pas illégitimes. Elles sont connues. L'APPEP reste, et de loin, la principale association de professeurs de philosophie. L'APPEP a récemment montré son poids bien au-delà de ses seuls adhérents. Nous savons que toutes les organisations syndicales ou politiques subissent le même phénomène, particulièrement quand il s'agit de toucher les plus jeunes. Tout cela est vrai, mais ne saurait tout expliquer.
Je ne répéterai pas ici ce que notre régionale a déjà exprimé à ce sujet et qui a été publié dans notre revue (cf. n°2, novembre-décembre 2001). À considérer en particulier le cas des professeurs du secondaire, il faut que notre association devienne l'instrument nécessaire à nos collègues pour affronter les problèmes d'un enseignement philosophique qu'il est plus difficile aujourd'hui qu'hier de réaliser sans le dénaturer.
La régionale ne peut en ce sens que se satisfaire de voir publier des dissertations en même temps que des articles permettant de nourrir nos cours d'une constante instruction (ce dont les professeurs ne peuvent et ne veulent se passer). Cette démarche mérite d'être encouragée (la suggestion a été faite que des cours, destinés aux élèves du secondaire, soient publiés).
Sans doute, nous faut-il aussi envisager, d'être davantage à l'écoute de nos collègues. Le rappel des principes, leur défense, apanage de l'APPEP, dont elle peut légitimement s'enorgueillir, ne peuvent suffire. Ce n'est que rarement du côté des professeurs de philosophie qu'on trouve ceux qui ne partageraient pas nos principes quant à une défense de l'École républicaine. De même, se sont finalement montrés assez peu nombreux ceux qui envisageaient un enseignement de la philosophie (et peut-être même d'une philosophie) plutôt que philosophique. Et pourtant, l'APPEP a perdu des adhérents.
De ce point de vue, celui d'une nécessaire écoute des collègues, peut-être conviendrait-il de ne pas confondre, certaines critiques ou plaintes, certaines différences mêmes, avec le fait qu'ils ne partageraient pas nos principes. Les difficultés de l'heure, quant à notre enseignement, sont réelles, quand bien même nous ne les croyons nullement insurmontables. Nous devons travailler à rendre compte de ces difficultés, pour éviter les fausses solutions, lesquelles, sinon, ne manqueront pas de continuer d'être proposées, voire de séduire. Le numéro de la revue, en préparation, concernant notre enseignement, est attendu.
C'est en ce sens que nous avons été amenés à réaffirmer toute l'importance de la formation continue.

2) La formation continue, le travail de suivi du nouveau programme. L'évaluation et les commissions d'harmonisation.
Beaucoup de collègues sont isolés, ou, même sans l'être, ne connaissent pas les conditions leur permettant les échanges nécessaires à la perception et au jugement de la qualité de leur cours, à son enrichissement en conséquence.
En rappelant que ce propos rapporte les résultats d'une réunion tenue bien avant la mise en place de réunions inter-académiques, nous avons insisté sur la nécessité de réaliser le vu émis par la commission de suivi présidée par J-Cl. Pariente. Tout n'est pas réglé par un nouveau programme au-delà même de la question de sa compréhension, objet des réunions inter-académiques., Sans qu'elle se réduise à ceci, qui n'a de sens que comme aboutissement, la formation continue doit être l'occasion d'échanges, de dialogues, relativement à des cours possibles.
Est enjeu, aussi, d'un tel travail, l'évaluation des copies, problème que ne résout aucun programme, sauf à recourir à des solutions mécaniques, arbitraires, formalisations qui tueraient le caractère philosophique de notre enseignement, donc du travail des élèves.
Il faut souligner la nécessité d'affronter un problème qui conditionne notre correction et tient, en amont, de nos cours. En effet, ce que nous pouvons exiger d'une copie est relatif au degré d'approfondissement que nous estimons devoir et pouvoir être atteint en une année. L'évaluation de l'approfondissement possible ne relève pas d'un programme. Il y a là un élément empirique qui peut rendre compte de désaccords. Dans sa note de présentation de la version finale du programme, le GEPS, identifiait ce problème. Partant de la demande d'allègement formulée par bien des collègues, cette note précisait que " le poids relatif d'un programme tient aussi à la manière dont les notions sont effectivement traitées dans l'enseignement et au niveau de développement auquel elles peuvent s'y prêter. " C'est sur ce point, difficile, que nous avons en particulier à travailler, car répétons-le, sont ainsi conditionnées nos exigences, jusqu'au bac.
Disons donc que la fin de nos querelles sur le programme ne saurait être confondue avec celle des difficultés propres à notre enseignement dans le secondaire.
Nous ne pouvons d'autant plus que déplorer la constante régression du nombre de journées offertes à la formation continue. Il n'est pas exagéré de parler de mesures drastiques de réduction des crédits alloués à ces formations.

3) L'horaire des terminales S
Il faut bien avouer un désaccord parmi les présents. Savoir s'il est représentatif est autre chose. La position de l'APPEP est connue (4 heures, dont une serait dédoublée). Certains collègues semblent s'être accommodés de n'avoir que trois heures-élèves (avec, en ce cas, le risque que le dédoublement n'ait pas lieu). La difficulté quant au comportement, de certaines classes de S semble expliquer ce choix (ou cette acceptation). Le président de cette régionale n'en continuera pas moins de militer activement pour un retour à 4 heures.

La composition du bureau de notre régionale ne changera pas cette année, malgré le souhait de certains collègues de se voir remplacer.

Simon Perrier


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