Motion sur les postes aux concours
de recrutement des professeurs de philosophie
Le bureau national de l'Association des professeurs de philosophie,
réuni le samedi 31 janvier à Paris, s'inquiète
de la baisse considérable des postes offerts au recrutement
des professeurs de philosophie (- 22% pour l'agrégation
externe et - 37% pour le CAPES externe)
Une baisse conjoncturelle des effectifs d'élèves
du secondaire ne saurait justifier une telle mesure. Alors que
dans certaines académies le manque de titulaires commence
à se faire sentir, que certains chefs d'établissements
ont recours à des vacataires sans formation spécifique
et que les départs à la retraite des professeurs
en poste vont s'accentuer dans les années à venir,
une telle mesure est inquiétante et menace l'enseignement
de la philosophie aussi bien dans les lycées que dans les
universités.
Le désespoir croissant des étudiants qui veulent
se destiner à l'enseignement risque de les dissuader d'entreprendre
des études de philosophie, menaçant ainsi l'existence
de certaines UFR de province. Une telle baisse des postes ne peut
être que la conséquence d'un choix politique en faveur
de l'augmentation du recours déjà inquiétant
aux personnels vacataires. L'APPEP condamne un tel choix nuisible
à la qualité de l'enseignement.
En conséquence, le bureau national de l'APPEP demande instamment
au Ministère de reconsidérer sa position au regard
des effets qu'elle risque d'entraîner et, en tout état
de cause, de rendre publiques les raisons d'une politique aussi
contraire à l'avenir de l'enseignement de la philosophie
dans une école qui s'est toujours félicitée
de la place qu'elle lui réservait.
Votée à l'unanimité
