Association des
professeurs de philosophie
de l'enseignement public
RAPPORT FINANCIER
Exercice1er
juillet 2005 - 30 juin 2006
RECETTES
abonnements 17399,74
cotisations 11 514,60
encaissements de TV A 856,04
intérêts du livret A 403,37
participation aux frais d'envoi 423,32
plus-value du portefeuille 650,01
remboursement de TV A 842,00
reversements de Régionales 560,15
soutiens 949,37
subvention 1 024,30
ventes au numéro 45,98
Total 34 668,88
DÉPENSES
assurances 317,93
déplacements 8 061,47
gestion 1 440,29
imprimerie 19 837,20
reversement de subvention 1 024,30
ristournes aux Régionales 1 317,60
routage 3 095,77
TVA 1 408,21
Total 36 502,77
Déficit de l'exercice : 36 502,77 - 34 668,88 = 1 833,89
Le présent rapport financier doit être comparé,
pour prendre tout son sens, à celui de l'exercice précédent,
publié dans le numéro 55/6 (pages 45-48) de L'Enseignement
Philosophique. Comme l'an dernier, nous observons, en fin
d'exercice, un léger déficit. Ce dernier se trouve
atténué par la hausse de nos tarifs décidée
l'an dernier et il est dû, pour une part, à la baisse
légère, que nous devons constater, de nos effectifs.
Mais, pour l'essentiel, il a un caractère conjoncturel
et n'est donc pas vraiment significatif. Il s'agit d'une part
du fait que notre Assemblée générale s'est
tenue dans une ville de province un peu excentrée, ce qui
a entraîné un accroissement des remboursements de
frais de déplacement, d'autre part d'un retard dans l'édition
de factures de photocomposition, en sorte que j'ai dû payer
sur le présent exercice des travaux se rapportant à
l'exercice précédent. Nous pouvons donc considérer
que notre situation financière est globalement saine, ce
qui m'a amené à proposer au Bureau national, ce
qu'il a bien voulu accepter, le maintien de nos tarifs pour l'année
2006-2007.
A la date du 30 juin, le solde de notre compte courant postal
était de 5 849,60 ¤, intégration faite des
opérations effectuées par moi à cette date
et non encore enregistrées par la Banque Postale. Le solde
de notre livret A est de 6 977,98 ¤. J'ai intégré
dans nos recettes les intérêts de ce livret en 2005.
Selon un relevé qui m'a été adressé
par la Banque Postale en début d'année civile et
compte non tenu des variations de valeur susceptibles d'être
intervenues depuis lors, le solde de notre portefeuille SICAV
- nous sommes toujours en possession de 141 actions - est de 62
056,92 ¤. Comme les années précédentes,
osant m'écarter d'une application stricte des règles
comptables habituelles, j'ai intégré dans nos recettes,
pour une plus grande clarté de présentation, la
plus-value intervenue par rapport à l'an passé.
D'autre part, nous disposons, au 30 juin, d'un crédit de
TVA de 541 ¤ auprès du Trésor Public. L'avoir
total de l'Association, compte non tenu des avoirs cumulés
de nos Régionales, se monte donc à 75 425,50 ¤.
La diminution du nombre de nos abonnements payants, déjà
constatée l'an dernier, s'est encore accentuée.
Ils ne sont plus que de 738. Si l'on ajoute à ce nombre
les 54 services gratuits, la diffusion ordinaire de notre Revue
se monte à 792 exemplaires. Le phénomène
inquiétant que j'avais signalé l'an dernier n'a
pas disparu. Il s'est même amplifié puisque le nombre
de nos adhérents qui ne s'abonnent pas à la Revue
est passé de 38 à 47. Certes, rien dans nos Statuts
n'oblige un adhérent à s'abonner. Mais, hormis quelques
cas très particuliers, comme lorsqu'il s'agit de collègues
habitant à la même adresse, on voit mal comment l'adhésion,
qui marque l'attachement à notre Association, peut être
dissociée de l'abonnement qui permet d'en suivre la vie.
Cette situation ne serait-elle qu'un aspect de cette crise générale
qui affecte la presse payante sur papier, talonnée par
la presse gratuite et par la presse électronique? Quoi
qu'il en soit, les adhérents non abonnés sont souvent
des adhérents éphémères qui disparaissent
après un an ou deux de présence parmi nous. Notre
diffusion concerne la France métropolitaine pour 718 services,
les DOM-TOM pour 22 (dont 10 à La Réunion), les
pays de l'Union Européenne pour 23 (dont 6 en Espagne),
les pays étrangers à l'Union Européenne pour
29 (dont 9 au Canada).
Le nombre des adhésions nouvelles (64) est en nette
augmentation par rapport à celui de l'an dernier (43).
Quelques Régionales, en particulier celles de Grenoble,
d'Orléans-Tours, de Strasbourg (10 nouvelles adhésions
pour chacune) ont manifesté un dynamisme particulier en
ce domaine. Malheureusement, l'optimisme relatif dont j'avais
fait part au Comité lors de sa réunion de mai -
j'espérais que nous parviendrions au moins au maintien
de nos effectifs -s'est trouvé démenti. L'appel
que j'avais lancé auprès de nos Régionales
pour qu'elles tentent d'obtenir, en toute fin d'année scolaire,
la régularisation de leurs adhérents qui, après
avoir reçu de ma part un rappel en décembre et un
autre en février, restaient encore en suspens pour avoir
oublié de régler leur cotisation n'a pas eu les
résultats que j'escomptais. Les ultimes régularisations
ne me sont parvenues qu'en nombre infime. C'est pourquoi j'ai
dû procéder au total, sur l'ensemble de l'exercice,
à 77 radiations. Le nombre de nos adhérents, qui
était de 690 l'an dernier, n'est plus que de 677. La proportion
de nos collègues retraités augmente légèrement,
passant de 28% à 30%.
Cette année et contrairement aux années précédentes,
le Centre français d'exploitation du droit de copie n'a
effectué aucun versement à notre profit. Au demeurant,
la somme qui devait être répartie entre les auteurs
était infime. La ligne « reversements de Régionales»
correspond au solde de trésorerie qui a été
versé à l'Association par deux Régionales
qui ont cessé d'exister. Le montant des versements de soutien
est en augmentation significative. Au cours de l'année
civile 2005 j'ai envoyé à 40 de nos collègues
- contre 29 en 2004 - le reçu leur permettant de bénéficier
de la réduction d'impôt légale. Comme l'an
dernier, l'une de nos Régionales a bénéficié,
de la part du rectorat, d'une subvention ponctuelle pour une action
spécifique qu'elle a menée. Pour des raisons liées
aux exigences de la comptabilité publique, cette subvention
a été versée sur le compte de l'Association.
Je l'ai immédiatement et intégralement reversée
à la Régionale. Il est bien entendu qu'en fait notre
Association ne perçoit aucune subvention.
Pour ce qui concerne le chapitre des dépenses, la rubrique
« déplacements » est en augmentation de 14%,
ce qui ne s'explique pas uniquement par le lieu de notre Assemblée
générale. Elle représente 22% de nos dépenses
et, rapportée aux recettes spécifiquement associatives
constituées par les cotisations, elle absorbe 70% de ces
dernières. Son augmentation est en quelque sorte chronique
depuis plusieurs années. Si je me réfère
par exemple au rapport que j'avais présenté en 1994
(n° 45/1 de notre Revue, page 63), les dépenses de
déplacement ne représentaient alors que 10% des
dépenses totales. Il me semble que, dans le cadre du présent
rapport, il est de ma responsabilité d'inviter nos collègues
à une réflexion sur le sujet. Cette augmentation
peut-elle se poursuivre? Certes, nous disposons, sous forme d'actions
SICAV, de ce que nous pouvons appeler une cagnotte. Elle est assez
confortable. Elle s'est constituée peu à peu au
cours d'années que, rétrospectivement, nous pouvons
considérer comme relativement fastes. Mais- elle n'a pas
pour vocation de permettre- de combler un jour un déficit
qui serait dû à un excès de dépenses
ordinaires de fonctionnement. Elle constitue une réserve
de sécurité dont nous avons besoin. Son utilisation
ne peut être envisagée que pour faire face à
des difficultés qui auraient un caractère exceptionnel
ou pour mener telle action ponctuelle considérée
comme stratégiquement essentielle. Ne devrions-nous pas
tenter de réduire notre voilure? Pouvons-nous continuer
de fonctionner comme au temps où nos effectifs dépassaient
largement le millier d'adhérents? Je me permets de suggérer
une réduction significative du nombre des membres du Bureau
national. Il pourrait passer de 20 à une quinzaine. Les
répercussions financières positives seraient réelles.
Il s'agit là, bien entendu, d'une modification statutaire
qui ne pourrait être prise que par l'Assemblée générale
de 2007, sur proposition du Bureau qui va être élu.
Et, éventuellement, elle n'entrerait en application qu'en
2008. Dans un délai plus court, ne pourrait-on supprimer
les remboursements de frais de déplacements pour l'Assemblée
générale, sauf pour les quatre collègues
qui ont l'obligation statutaire d'y présenter un rapport
(le président, le trésorier et les deux commissaires
aux comptes) ? Après tout, lors d'une Assemblée
générale ordinaire, tous les participants sont à
égalité et le Bureau sortant n'est plus en fonction.
Les frais des délégués des Régionales
pourraient, éventuellement, être pris en charge par
les Régionales elles-mêmes, une péréquation
pouvant être envisagée au bénéfice
de celles moins bien pourvues financièrement ou particulièrement
éloignées du lieu de l'Assemblée.
La rubrique « gestion » est en nette diminution
du fait que nous n'avons pas eu à assumer cette année
l'acquisition d'un nouveau logiciel ni des frais de location de
salle. Elle couvre, comme les années précédentes,
le fonctionnement courant de la trésorerie, la gestion
du stock de la Revue et la gestion de notre site informatique.
La rubrique « imprimerie » est en nette augmentation
du fait que, outre les frais d'imprimerie et de photocomposition
des six numéros 55/5 à 56/4, elle supporte aussi,
comme je l'ai signalé plus haut, le retard de facturation,
pour la photocomposition, des numéros 55/2,3 et 4. Les
frais d'impression de 10.000 enveloppes pour les expéditions
de la Revue sont également imputés ici. Mais il
est important de considérer le coût moyen hors taxes
de fabrication d'un numéro (imprimerie et photocomposition)
: il a été de 2 835 ¤, en légère
diminution par rapport à l'an dernier, ce qui s'explique
par le fait que les tarifs de nos prestataires de services sont
restés remarquablement stables et que trois des six numéros
supportés par le présent exercice ont eu une pagination
réduite.
Comme les années précédentes, j'ai demandé
aux trésoriers de nos Régionales de me faire parvenir
un relevé succinct de leur situation comptable. Selon mon
habitude, je me suis abstenu d'envoyer des ristournes à
ceux qui avaient oublié de me répondre. Il ressort
des relevés envoyés par les autres - c'est la majorité
de nos trésoriers - que l'avoir cumulé des Régionales
concernées est de 8 172 ¤. Comme je l'ai signalé
les années précédentes, les disparités
de situation sont considérables d'une Régionale
à l'autre. Deux Régionales ont engagé des
frais importants pour l'organisation de colloques. Dans la majorité
des cas les dépenses, fort modestes, concernent l'achat
de timbres-poste. Quatre Régionales n'ont effectué
aucune dépense.
Notre collègue Bernard Fischer a été
élu trésorier de notre Association par le Bureau
national le 20 mai dernier. Je le remercie vivement d'avoir accepté
cette élection. Il a pris ma succession à compter
du 1er juillet. Pour ma part, c'est en novembre 1975 que j'ai
été élu pour la première fois trésorier
de l'Association. J'ai assumé cette charge au total pendant
22 années, en trois périodes discontinues d'inégale
durée. Ce rapport est le dernier que je présente
à l'Assemblée générale. Qu'il me soit
permis d'exprimer ma gratitude aux collègues avec qui j'ai
travaillé avec plaisir, en particulier aux présidents
Lefranc et Aujaleu - nos relations ont toujours été
chaleureuses et confiantes - aux membres des Bureaux dans lesquels
j'ai siégé, aux responsables de nos Régionales,
à nos commissaires aux comptes. En me retirant, je considère
qu'il est juste de signaler les services rendus à notre
Association par deux de mes fils. Il s'agit de Michel qui, en
1989, alors qu'il était élève ingénieur
à l'ENSAM, a entièrement réalisé le
premier système informatisé de la trésorerie
nationale. Auparavant, je devais tout faire à la main à
l'aide de fiches cartonnées, de grands registres comptables,
d'une calculette et d'une machine à écrire. Et il
s'agit de Jean-Marie, professeur de gestion dans un lycée
agricole. Ces dernières années, il a configuré
les logiciels avec le souci des besoins spécifiques de
notre Association. Il a accompli toutes sortes de tâches
techniques qui dépassaient complètement mes capacités
et a toujours été mon secours quand je me trouvais
devant quelque dysfonctionnement du système informatique.
Je voudrais remercier enfin les centaines de collègues
avec qui j'ai été en relations épistolaires.
Souvent, et j 'y étais très sensible, ils voulaient
bien joindre à leur correspondance un mot sympathique à
mon endroit.
Saint-Savinien-sur-Charente, le 25 juillet 2006
Claude BROCHARD
