PROGRAMME D'ENSEIGNEMENT DE
LA PHILOSOPHIE
EN CLASSES TERMINALES DES SERIES GENERALES
Note de présentation
de la version finale
La consultation des professeurs sur le projet de programme
d'enseignement de la Philosophie en classes terminales des Séries
générales a permis de constater une approbation
largement majoritaire de la conception d'ensemble du texte.
Dans ces conditions, le Groupe d'experts, pour tenir compte des
avis exprimés dans cette consultation, n'avait pas à
apporter de modifications essentielles à son projet.
Les titres I, II.1. et III du texte, massivement approuvés,
restent donc inchangés.
Dans le cadre de l'assentiment global donné à un
programme constitué de notions, excluant tout couplage
(conformément à la recommandation de la Commission
Nationale de suivi), les remarques critiques, comme on pouvait
s'y attendre, ont porté sur la présence ou l'absence
de telle ou telle notion.
Pour faire droit à nombre d'entre elles, sans pour
autant remettre en cause l'économie et la cohérence
de l'ensemble, et en se refusant à tout alourdissement,
le Groupe d'experts a systématiquement éliminé
dans toutes les séries l'item la connaissance scientifique,
qui apparaissait comme un pseudo-titre ou sous-titre redondant,
dont le contenu réel est distribué dans les autres
notions groupées sous le titre Le savoir. En conséquence,
il a ajouté au programme de la série ES la démonstration.
Il a reconnu le bien-fondé de la demande de faire figurer
la religion et la technique dans le programme de
la série S.
Enfin, il a renforcé la référence au domaine
moral dans le programme de la série S en y adjoignant le
bonheur (et en en écartant le travail, pour
éviter de l'alourdir).
On observe qu'un pourcentage oscillant, selon les académies,
de 10 à 20 pour cent des professeurs ayant participé
à la consultation a manifesté des réserves
devant l'introduction de notions nouvelles, principalement : la
matière, l'esprit, l'interprétation. Le Groupe
d'experts n'a pas voulu remettre en cause ce qui constitue l'une
des originalités de son projet, au risque du reste de susciter
une proportion au moins égale de désaccords. Il
rappelle que c'est l'abandon de la formulation très générale
de " sciences de la nature et sciences de l'homme "
figurant dans le programme du 12 juillet 2001 qui l'a conduit
à baliser le champ de la philosophie des sciences par la
séquence des notions de matière, de vivant
et d'esprit. Bien évidemment, les réflexions
sur les sciences humaines peuvent aussi trouver légitimement
leur place dans les développements portant sur l'inconscient,
le langage, la culture, le travail, l'histoire, la société.
De même, la coexistence de la notion d'interprétation
avec celles d'expérience et de démonstration
rend possible des comparaisons méthodologiques entre les
différentes sciences. Enfin, la notion d'esprit
permet de lier une approche épistémologique ou cognitive
à des thèmes métaphysiques à la fois
traditionnels et actuels.
S'agissant enfin des auteurs, le nouvel élargissement
de la liste a été approuvé, de même
que le recours aux astérisques. Sur ce point, le Groupe
d'experts rappelle que cette distinction ne prétend en
aucune façon désigner les auteurs méritant
plus que d'autres de figurer dans un illusoire panthéon
de la philosophia perennis, mais vise uniquement à
restreindre le choix de l'oeuvre ou de l'une au moins des oeuvres
présentées par le candidat à l'épreuve
orale du baccalauréat. L'attribution des astérisques
n'est donc guidée que par des considérations pragmatiques
et par la constatation de la pratique la plus ordinairement répandue.
Au vu des suggestions relevées dans la consultation,
le nom de Durkheim a été ajouté à
la liste des auteurs. Deux astérisques supplémentaires
ont été attribués à Hobbes et à
Husserl. Il n'y a pas lieu de tenir compte de quelques demandes
de suppression de noms de la liste ou d'astérisques devant
certains noms, puisqu'aussi bien la liste est assez longue et
variée, et les astérisques assez nombreux, pour
que nul ne puisse trouver en cela quelque contrainte que ce soit.
