Motions votées par l'AG de l'APPEP le 15 décembre 2007
Motion sur l'horaire de philosophie
L'Assemblée Générale de l'APPEP (Association des professeurs de
philosophie de l'enseignement public) réunie le 15 décembre 2007,
tenant compte des annonces ministérielles sur la nécessité de réduire les
horaires de cours des élèves dans toutes les disciplines, réaffirme qu'elle
s'opposera à toute réduction des horaires de philosophie en classes de
terminale. Cette réduction aura nécessairement pour conséquences la baisse de la
qualité de l'enseignement philosophique et la dégradation des conditions
d'exercice du métier de professeur.
L'assemblée Générale de l'APPEP alerte aussi les collègues sur les risques que comporterait, dans un tel contexte, l'introduction de la philosophie en classe de 1ère L, présentée comme une contre partie -illusoire- de la diminution des horaires dans les classes de terminales préparant au baccalauréat.
Motion votée à l'unanimité moins une abstention
Motion sur le nouveau calendrier du baccalauréat
L’APPEP, réunie en Assemblée Générale le 15 décembre 2007, apprend avec
stupeur l’intention d’une nouvelle organisation du baccalauréat qui ferait
commencer les épreuves à partir du 16 juin. Elle rappelle que les
difficultés et la lourdeur particulières de la correction du baccalauréat
en philosophie ont toujours été reconnues par les gouvernements
successifs. Tous les professeurs de philosophie sont, tous les ans,
convoqués pour la correction du baccalauréat. Un professeur de philosophie
corrige de 90 à 180 copies selon les années et les académies,la situation
la plus courante étant autour de 130 copies.
Pour ces raisons, pendant très longtemps, l’épreuve de philosophie a eu
lieu tout début juin une semaine avant les autres. En conséquence de la
protestation massive des professeurs à la suppression de cette
anticipation, il leur a été accordé l’exemption de toute surveillance des
épreuves du baccalauréat.
L’APPEP s’oppose donc fermement à toute mesure qui conduirait à la
réduction du temps de correction et laisserait aux correcteurs un délai
inférieur à 12 jours ouvrables. Dans le cas contraire, elle soutiendrait
toute action des professeurs choisissant de ne pas rendre leurs notes aux
dates qu’on voudrait leur imposer. L’APPEP rappelle qu’une telle exigence
est en proportion du souci d’une correction juste et respectueuse du
travail des élèves. Si le calendrier actuellement prévu devait être
maintenu, elle demande donc le retour à une anticipation de l'épreuve de
philosophie. Une atteinte aussi forte à la possibilité d’une correction de
qualité reviendrait finalement à remettre en cause l’existence d’un examen
national, 1er grade universitaire.