Motion pour l’enseignement de la philosophie en classe terminale
Motions de l'A.G. 2007 (horaire de philosophie et baccalauréat)
Notre Association réunie en Assemblée générale extraordinaire et à l'issue d'une consultation de ses adhérents, vient d'adopter la motion suivante.
La première partie du projet de programme correspond à un programme de notions, la deuxième partie à un programme dit de " problématiques à ancrage contemporain ", révisables tous les cinq ans. L'Association exprime ses plus vives critiques. Elle ne peut accepter cette dualité et refuse l'existence d'une liste de problématiques distinguées, en tant que telles, des notions.
L'Association fait les plus expresses réserves sur le principe des couplages systématiques de notions, surtout quand ils induisent des options philosophiques prédéterminées.
L'Association refuse tout " élément de détermination " qui s'ajouterait au programme dans d'éventuels textes d'accompagnement. Si une notion est assez importante pour devoir être étudiée, elle devrait figurer dans le programme lui-même.
Les sujets proposés à l'écrit du Baccalauréat devraient faire référence de façon explicite ou implicite, mais toujours identifiable, aux notions inscrites dans le programme de la série considérée.
Le projet de nouveau programme a eu deux versions: la première reconnaît à la dissertation une place significative, la seconde a tendance à remplacer le terme " dissertation " par celui d'"argumentation ". L'Association attire l'attention sur ce changement de termes et souhaite , chaque fois que cela est possible, le rétablissement de la référence à la dissertation.
L'Association se prononce pour que les recommandations concernant la dissertation soient intégrées au programme.
L'Association demande, enfin, que tout programme de philosophie
soit réellement en accord avec les principes suivants,
qui doivent y être inscrits:
1) la liberté philosophique et pédagogique du professeur
de philosophie
2) le rôle essentiel de la dissertation , dont le maintien
n'est pas négociable.
Paris, le 14 mai 2000.
L'Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public, réunie en Assemblée Générale Extraordinaire le 14 mai 2000, s'inquiète de la dégradation constante des conditions de travail des professeurs de philosophie.
1. La nouvelle réduction du temps de correction de l'épreuve écrite de philosophie, qui intervient après tant d'autres à la session 2000 du baccalauréat, est d'autant plus inadmissible que, cette année, les épreuves orales obligatoires commencent 10 jours avant la date de l'épreuve écrite de philosophie. Les arguments par lesquels le Ministère de l'Éducation Nationale avait justifié la disparition de l'anticipation de cette épreuve sont désormais sans objet.
2. Les professeurs de philosophie étant tous mobilisés dans les jurys de baccalauréat, l'alignement de leur date de rentrée sur celle de leurs collègues enseignant en collège décidée l'an dernier et apparemment reconduite cette année, leur fait perdre une semaine de congé sans aucune compensation ni justification.
3. Aux termes du décret de 1950, les professeurs de philosophie sont de plein droit professeurs de première chaire. Les menaces que le rapport du recteur Bancel fait planer sur ce statut sont sérieuses et inacceptables.
4. Les professeurs de philosophie refusent la réduction des horaires de philosophie en terminale L et terminale S que prévoit la réforme des lycées en cours d'application. Le dédoublement d'une heure de cours, s'il est souhaitable, ne peut s'opérer que dans le cadre de l'actuel horaire-élèves.
L'Assemblée Générale Extraordinaire invite le Bureau National à demander audience à Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale afin de lui faire valoir tous ces points dans les plus brefs délais.
Paris, le 14 mai 2000.
Le Bureau National de l'Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public déplore la stagnation des postes offerts aux concours de recrutement de professeurs de philosophie (et notamment le nombre très faible de postes offerts au CAPES externe, demeurant inférieur à celui de l'Agrégation) et rappelle la nécessité d'une politique pluriannuelle de recrutement, compte tenu du renouvellement prévisible du corps professoral au cours des prochaines années.
Motion votée le 27 janvier 2001, à l'unanimité.
Le bureau national de l'Association des professeurs de Philosophie
de l'enseignement public, réuni le 27 janvier 2001 à
Paris exige la publication des résultats de la récente
consultation des professeurs de philosophie. L'APPEP continue
à déplorer le fait que la publication d'un programme
soit intervenue avant cette consultation. Si ces résultats
doivent faire apparaître un rejet du programme proposé
par le GTD, l'APPEP demande instamment qu'il en soit tenu compte.
L'APPEP demande avec insistance à être consultée
sur toute décision concernant le devenir de ce programme
: tout débat doit engager l'ensemble des professeurs de
philosophie.
Elle demande que soient explicitées les procédures
de nomination du " Groupe d'experts " et de son président.
Elle souhaite avoir la garantie que la politique de constitution
du précédent GTD ne soit pas reconduite par le nouveau
groupe d'experts. Tout professeur de philosophie est expert de
l'enseignement philosophique.
L'APPEP appelle tous les professeurs de philosophie à la
plus grande vigilance et attend du Ministère qu'il prenne
toutes ses responsabilités.
Motion votée le 27 janvier 2001, en bureau national
Le comité national de l'Association des professeurs
de philosophie de l'enseignement public, réunit à
Paris le samedi 19 mai 2001, souligne que l'enseignement philosophique
en lui-même n'est pas étranger à une éducation
du citoyen, mais il estime que les professeurs ne peuvent être
appelés à enseigner l'ECJS que sur la base du volontariat.
Quelles que soient les réserves que l'on peut émettre
sur les orientations doctrinales et méthodologiques du
programme d'enseignement civique, juridique et social, le comité
demande à tous les collègues qui s'engagent dans
cet enseignement d'être vigilants sur le respect de leur
liberté philosophique et pédagogique.
Motion votée le 19 mai 2001
Le programme d'ECJS au format PDF
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L'Association des professeurs de philosophie de l'enseignement
public, réunie à Paris en assemblée générale,
le 11 novembre 2001, regrette les conditions déplorables
dans lesquelles le nouveau programme de philosophie est entré
en application à la rentrée 2001 : une amputation
des horaires, un statut incertain d'une partie du programme, des
modifications hâtives à la dernière minute
Soucieuse de ne pas voir durer une situation aussi dommageable
à la qualité de l'enseignement philosophique, l'APPEP
demande pour la rentrée 2002 le rétablissement des
horaires antérieurs dans les séries littéraires
et scientifiques des classes terminales. Elle juge inadmissible
que cette rentrée 2002 reste encore officiellement prévue
avec l'application intégrale du programme Renaut. Il est
urgent que des décisions soient prises alors que les positions
des professeurs de philosophie et leur rejet massif de ce programme
sont amplement connus.
Si des assurances formelles concernant la rentrée 2002
ne sont pas obtenues en temps utile, c'est-à-dire en janvier
2002 au plus tard, l'assemblée générale demande
au bureau national d'en tirer toutes les conséquences,
en particulier sur l'opportunité d'avoir un observateur
dans la commission de suivi.
Nous demandons qu'il soit mis fin à l'application, même
partielle, d'un programme qui a déjà engendré
tant de confusions.
L'assemblée générale demande au groupe d'experts
de faire au plus tôt des propositions qui puissent être
soumises au plus vite à l'ensemble des professeurs afin
de préparer à temps la rentrée 2002.
Elle invite la communauté des professeurs de philosophie
à faire valoir en tout lieu et en toutes circonstances
ces exigences, lors des prochaines consultations et notamment
les rencontres avec la commission nationale de suivi.
L'assemblée générale mandate le nouveau bureau
national pour demander courant décembre une
audience au Ministre de l'Education Nationale et organiser une
conférence de presse pour faire connaître au public
le plus large la point de vue et la détermination de l'APPEP.
Motion votée le 11 novembre 2001
L'Association des professeurs de philosophie de l'enseignement
public réaffirme son attachement au recrutement des professeurs
par concours nationaux garantissant d'abord et avant tout le niveau
de compétence en philosophie auquel les élèves
ont droit.
La question du niveau du recrutement est aussi cruciale à
nos yeux que celle du programme et que celle du retour urgent
aux horaires antérieurs.
Programme organique de notions, retour aux anciens horaires et
compétences universitaires constituent les trois aspects
inséparables d'une même exigence : un enseignement
de qualité pour tous les élèves.
Le bureau national de l'Association des professeurs de philosophie
de l'enseignement public proteste vivement contre la mise en place
d'un dispositif tendant à recruter des personnels enseignants
non titulaires d'une licence.
Le bureau national dénonce la rhétorique d'une "
validation des acquis professionnels " qui tiendrait lieu
de titre pour se présenter à des concours de recrutement.
Ces concours n'auraient rien à voir avec les actuels concours
externes et internes.
De telles mesures, démagogiques et injustes, de recrutement
serviraient d'alibi à une intégration qui irait
à l'encontre des intérêts des élèves
et des candidats eux-mêmes.
Le bureau national demande un système de décharges
horaires et de bourses, système seul capable de décider
efficacement des non-titulaires non-licenciés à
préparer les concours de recrutement d'enseignants.
Motions votées le 8 décembre 2001
Motion pour l’enseignement de la philosophie en classe terminale
Réunie en comité national le 12 mai 2007, l’A.P.P.E.P. déclare :
-son attachement à l’enseignement disciplinaire,
-son attachement au maintien de 8 heures de philosophie en terminale L ; l’introduction éventuelle de la philosophie en première L ne saurait être l’occasion d’une diminution de l’horaire de philosophie existant actuellement en terminale L.
Elle demande :
- le rétablissement des 4 heures de philosophie en terminale S, garanti nationalement par un arrêté ministériel,
- le dédoublement total de l’horaire des séries technologiques,
- le maintien des programmes nationaux et des épreuves nationales, terminales, écrites et anonymes du baccalauréat.
Motions votées par l'AG de l'APPEP le 15 décembre 2007
Motion sur l'horaire de philosophie
L'Assemblée Générale de l'APPEP (Association des professeurs de
philosophie de l'enseignement public) réunie le 15 décembre 2007,
tenant compte des annonces ministérielles sur la nécessité de réduire les
horaires de cours des élèves dans toutes les disciplines, réaffirme qu'elle
s'opposera à toute réduction des horaires de philosophie en classes de
terminale. Cette réduction aura nécessairement pour conséquences la baisse de la
qualité de l'enseignement philosophique et la dégradation des conditions
d'exercice du métier de professeur.
L'assemblée Générale de l'APPEP alerte aussi les collègues sur les risques que comporterait, dans un tel contexte, l'introduction de la philosophie en classe de 1ère L, présentée comme une contre partie -illusoire- de la diminution des horaires dans les classes de terminales préparant au baccalauréat.
Motion votée à l'unanimité moins une abstention
Motion sur le nouveau calendrier du baccalauréat
L’APPEP, réunie en Assemblée Générale le 15 décembre 2007, apprend avec
stupeur l’intention d’une nouvelle organisation du baccalauréat qui ferait
commencer les épreuves à partir du 16 juin. Elle rappelle que les
difficultés et la lourdeur particulières de la correction du baccalauréat
en philosophie ont toujours été reconnues par les gouvernements
successifs. Tous les professeurs de philosophie sont, tous les ans,
convoqués pour la correction du baccalauréat. Un professeur de philosophie
corrige de 90 à 180 copies selon les années et les académies,la situation
la plus courante étant autour de 130 copies.
Pour ces raisons, pendant très longtemps, l’épreuve de philosophie a eu
lieu tout début juin une semaine avant les autres. En conséquence de la
protestation massive des professeurs à la suppression de cette
anticipation, il leur a été accordé l’exemption de toute surveillance des
épreuves du baccalauréat.
L’APPEP s’oppose donc fermement à toute mesure qui conduirait à la
réduction du temps de correction et laisserait aux correcteurs un délai
inférieur à 12 jours ouvrables. Dans le cas contraire, elle soutiendrait
toute action des professeurs choisissant de ne pas rendre leurs notes aux
dates qu’on voudrait leur imposer. L’APPEP rappelle qu’une telle exigence
est en proportion du souci d’une correction juste et respectueuse du
travail des élèves. Si le calendrier actuellement prévu devait être
maintenu, elle demande donc le retour à une anticipation de l'épreuve de
philosophie. Une atteinte aussi forte à la possibilité d’une correction de
qualité reviendrait finalement à remettre en cause l’existence d’un examen
national, 1er grade universitaire.