Motion sur les conditions de correction du baccalauréat 2006

Craignant que le raccourcissement inadmissible des délais de correction de l'épreuve écrite de philosophie du baccalauréat, notamment dans les académies de Paris, Créteil et Versailles, ne conduise trop de professeurs à délaisser les réunions d'entente et d'harmonisation, l'APPEP, réunie en comité le samedi 27 mai 2006, insiste sur l'importance pour la qualité de la correction de la participation de tous à ces réunions. Une même exigence doit conduire les correcteurs à participer à ces réunions et à consacrer aux corrections le temps dont ils ont besoin pour mener à bien leur tâche. Pour cette raison, l'APPEP rappelle qu'elle soutiendra les professeurs qui se trouveraient obligés de garder leurs copies au delà du délai imparti le temps nécessaire à leur correction et approuve par avance les initiatives collectives qu'ils prendront en ce sens.
Motion votée à l'unanimité

 

 

 

 

Motion sur l'heure de première chaire

Le comité de l'Association des professeurs de philosophie de l'enseignement public, réuni le 27 mai, se prononce à l'unanimité pour le maintien de l'heure de première chaire, attribuée de droit aux professeurs de philosophie par le décret de 1950.
Le rapport de la Mission d'audit de modernisation sur les décharges statutaires des enseignements du second degré qui vient d'être rendu public par l'inspection générale des finances qualifie l'heure de première chaire de « survivance » et écrit : « Pour la mission, ce legs du passé n'a plus de justification aux deux niveaux de la première et de la terminale. Les exigences de démocratisation du système éducatif et de promotion de l'égalité des chances requièrent une autre utilisation des moyens budgétaires ».
Or, loin d'être un privilège accordé abusivement à une catégorie d'enseignants, l'heure de première chaire est légitimée par les conditions spécifiques de l'enseignement de la philosophie - ce qui ne préjuge en rien de la difficulté d'enseignement dans les autres disciplines.
Le professeur de philosophie n'enseigne qu'à des classes d'examen ;
Il a une obligation de construction de son cours, lequel, pour être philosophique, exige d'être élaboré personnellement ;
Il a enfin une très grande charge de correction de copies liée à la nature des épreuves : dissertation et explication de texte.
Compte tenu de cette très grande charge de travail, il avait été jugé légitime de lui octroyer une heure de première chaire. La massification de l'enseignement au lycée ne peut qu'accroître les raisons d'octroyer cette heure de première chaire aux professeurs de philosophie.
Motion votée à l'unanimité