Pour le maintien et le développement de notre enseignement, il est nécessaire de nous appuyer sur ce que chaque professeur vit et expérimente effectivement dans l'exercice de son métier.

Le Bureau National de l'APPEP appelle donc le plus grand nombre de professeurs de philosophie à réfléchir sur les principes de leur pratique, avec, bien sûr, le projet de pouvoir formuler publiquement ce qui est susceptible de nous unifier et de nous fortifier parce que cela exprimerait l'essentiel de notre métier.

Nous fortifier, d'abord parce qu'il est devenu manifeste aujourd'hui que ni au sein de la profession, ni dans l'institution, ni pour la société (élèves, familles, media, groupements de toute sorte), l'apport possible de notre enseignement n'était clairement défini selon les nouvelles urgences de notre monde. Or l'obscurité sur la nature de notre pratique nous est d'autant plus dommageable (comme on l'a vu avec la suppression discrète des dédoublements en séries technologiques et scientifique, ou comme on le subit depuis des décennies avec l'effondrement silencieux de la série littéraire), qu'elle se répand parallèlement aux attentes et demandes croissantes de la société en son ensemble à l'endroit de la philosophie (éthique du soin, exigence démocratique dans le travail et les institutions, recherche laïque de sens...) C'est un peu comme si la demande insistante de travail philosophique, à mesure qu'elle s'exprime, perdait les moyens de s'adresser au premier destinataire adéquat, celui qui fait profession de ce travail, le professeur de philosophie en exercice.

Qu'on ne se méprenne pas cependant : il ne s'agit pas de se précipiter, "les mains égarées", au-devant de réformes aussi détestables et prévisibles que celle de la réforme du collège ; bien au contraire, il s'agit d'être fort contre les vents mauvais. Être fort, pour une association, c'est pouvoir représenter pleinement l'ensemble des collègues d'une profession ainsi d'ailleurs qu'une opinion publique raisonnable et instruite encline à soutenir la pratique de ceux-ci.


 

 

 

 

 

 

 

 

Colloque sur l'enseignement de la philosophie au lycée aujourd'hui et demain. 

 

 

Première partie : le problème du problème

10h15 Vincent Citot, ÉSPÉ de Paris, Problème philosophique et enseignement de la problématisation.

10h45  Philippe Danino, Lycée Buffon, Le problème philosophique en question : penser et produire l’obstacle.

11h15  Discussion.

11h30 Frédéric Worms, ENS, Les questions vitales de la philosophie et leur enseignement aujourd’hui.

 

11h30-12h30  Discussion.

 

Deuxième partie : Le cours de philosophie et le travail avec les élèves

14h Nicolas Piqué, ÉSPÉ de Grenoble, Le cours de philosophie au péril du constructivisme.

14h30  Discussion.

14h45  Table ronde: Quelles connaissances pour l’enseignement de la philosophie en classe terminale ? modératrice, Marie Perret, Lycée Richelieu, Rueil-Malmaison

Didier Brégeon (Lycée de Valognes), Comment concilier l’exercice réfléchi du jugement et la transmission d’une culture philosophique initiale ?

Alain Champseix, Lycée Maurice-Genevoix, Ingré, Que peut apporter l’enseignement de la philosophie aux lycéens ?

Jean-Pierre Carlet, (ÉSPÉ de Grenoble), De la consistance de notre discipline : mettre en avant nos outils que sont les « repères » des programmes actuels.

 

15h30  Discussion

16h  Pause

 

16h15  Table ronde : Travail des élèves, exercices et évaluation, modératrice, Marie Perret, Lycée Richelieu, Rueil-Malmaison.

Valérie Bonnet, Lycée Grand-Air, Arcachon, De la difficulté du travail et de l’évaluation en série technologique.

Jean-Louis Lanher, Lycée du Parc, Lyon, L’œuvre suivie.

Pierre Windecker, Évaluation et notation : des critères ou des principes ?

17 h : Discussion