LYCÉES
L'Association défend le principe d'un enseignement
de la philosophie en classe de Terminale qui soit avant tout un
enseignement philosophique, c'est-à-dire qui subordonne
l'acquisition de connaissances à l'apprentissage et à
l'exercice de la pensée et de la réflexion critique.
C'est pourquoi elle défend le principe selon lequel un
programme véritablement philosophique ne peut être
qu'un programme de notions, complété d'une liste
d'auteurs. Elle a en ce sens combattu l'introduction de questions
de cours dans le programme des années scolaires 2001-2002
et 2002-2003. Elle approuve l'esprit et les principes du nouveau
programme qui entre en vigueur à la rentrée 2003.
Attentive aux conditions d'un tel enseignement, elle a toujours
défendu le principe suivant : pas plus de quatre classes
par professeur, pas moins de quatre heures par classe. Elle est
opposée à toute réduction de l'horaire de
philosophie dans les classes terminales et particulièrement
en section littéraire. Elle a obtenu que le rétablissement
de la huitième heure dans cette série et milite
pour que l'horaire hebdomadaire des séries économiques
et scientifiques soit porté à quatre heures élève
dont une dédoublée (cinq heures professeur). Elle
soutient l'idée d'un dédoublement sans conditions
de la seconde heure dans les séries technologiques. Elle
réserve son jugement sur l'introduction dans les classes
terminales d'une Education Civique, Juridique et Sociale et de
Travaux Personnels Encadrés, mais souligne qu'en tout état
de cause, la participation des professeurs de philosophie à
ces enseignements ne saurait être que volontaire.
Elle considère que la dissertation et l'explication de
texte sont les seules formes d'évaluation écrite
cohérentes avec un enseignement philosophique. Particulièrement
soucieuse des conditions de la correction de l'épreuve
écrite du baccalauréat, elle veille à ce
que le nombre des copies proposé à chaque correcteur
reste raisonnable et, si celui-ci devait augmenter, elle n'hésiterait
pas à demander le retour à l'anticipation de l 'épreuve
de philosophie.
Elle rappelle son attachement à une formation continue
des enseignants de philosophie et souhaite que celle-ci soit le
plus souvent possible proposée à leur propre initiative.
CLASSES PRÉPARATOIRES
L'Association affirme à nouveau son attachement
aux Classes préparatoires aux grandes écoles. Ces
classes dispensent un enseignement de haute teneur qui s'inscrit
directement dans le prolongement des études du second cycle.
Leur recrutement démocratique, fondé sur le mérite,
permet à tous les élèves désireux
de poursuivre une formation polyvalente et généraliste
de bénéficier d'un encadrement et d'un suivi pédagogiques
de qualité. Ces classes, dont programmes et concours sont
nationaux, ne nuisent nullement à l'Université,
davantage axée sur la spécialisation et la recherche.
Les élèves de ces classes viennent souvent, au terme
de leur cycle, rejoindre l'Université en lui apportant
le bénéfice de leur formation.
FORMATION ET RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS
L'Association demande
- que les concours de recrutement du second degré demeurent
nationaux dans le cadre de disciplines précises : en aucun
cas leurs lauréats ne sauraient être appelés
à enseigner dans des disciplines autres que celle dans
laquelle on a reconnu leurs compétences ;
- que la préparation des concours de recrutement des premier
et second degré comporte au moins une année universitaire
complète ;
- que les jurys des concours de premier et de second degrés
comprennent des enseignants ayant participé à la
préparation de ces concours ;
- d'être consultée par le ministère de l'Education
Nationale, en ce qui concerne l'agrégation et le CAPES
de philosophie, sur les programmes de recrutement, le nombre et
la nature des épreuves, la composition des jurys, la forme
et la diffusion des rapports des concours ;
- que les concours de recrutement du premier degré ainsi
que leurs programmes et leurs modalités de préparation
deviennent nationaux ;
- d'être consultée par le ministère de l'Education
Nationale sur le rôle et la place de l'enseignement philosophique
(philosophie de l'éducation, épistémologie,
déontologie, etc.) dans la préparation et dans les
épreuves des concours du premier degré ainsi que
dans la formation des professeurs stagiaires des premier et second
degré.
UNIVERSITÉS ET RECHERCHE
L'APPEP regroupe tout naturellement les professeurs
de philosophie exerçant à l'université.
Elle facilite les échanges avec les collègues du
second degré et des classes préparatoires, notamment
dans le cadre d'actions de formation continue, en liaison avec
l'inspection.
Ces échanges se développent encore dans la préparation
aux concours nationaux de recrutement des professeurs de philosophie.
L'APPEP est attachée à la présence active
des universitaires dans les jurys du baccalauréat. Elle
manifeste ainsi son grand attachement à cet examen, premier
grade de l'enseignement supérieur.
Enfin l'APPEP veille à l'unité entre l'enseignement
et la recherche, notamment par le truchement de sa revue.